Commission européenne : le Luxembourgeois Christophe Hansen proposé à l’Agriculture
Comme attendu, le Luxembourgeois Christophe Hansen a été désigné le 17 septembre commissaire à l’Agriculture et à l’alimentation par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Sous réserve de confirmation du Parlement européen, sa principale tâche sera de mettre en musique les recommandations du dialogue stratégique sur l’avenir de l’agriculture de l’UE. «Sur cette base», précise von der Leyen, «il sera chargé d’élaborer une vision pour l'agriculture et l'alimentation au cours des 100 premiers jours de son mandat». Toutefois, l’étendue exacte de son portefeuille, notamment sur les questions alimentaires, et la répartition des compétences avec le commissaire à la Santé et au bien-être animal, Olivér Varhelyi, restent encore à éclaircir. Eurodéputé depuis 2018, il s’est principalement illustré dans les commissions parlementaires de l’Environnement et du Commerce international - au sein de laquelle il a assuré le rôle coordinateur de son groupe politique, le PPE (droite). En outre, Christophe Hansen a notamment été rapporteur du Parlement européen sur le règlement relatif à la déforestation importée et sur l’accord commercial post-Brexit entre l’UE et le Royaume-Uni. Ayant des racines familiales dans le secteur agricole, il est, depuis 2015, président de l’Union des sociétés avicoles du Grand-Duché de Luxembourg. Réagissant à sa nomination sur le réseau social X, il fait part de sa volonté de «travailler main dans la main avec nos agriculteurs pour un secteur agricole prospère et durable, garantissant une alimentation sûre et saine à nos concitoyens».
Commission européenne: Ursula von der Leyen dévoile son casting
Ursula von der Leyen a dévoilé, le 18 septembre, la composition du futur collège des commissaires européens dont les principales tâches seront la «compétitivité, la décarbonation et la transition numérique». La socialiste espagnole Teresa Ribera hérite d’un vaste portefeuille de 1ère vice-présidente en charge de la transition verte (c’est-à-dire la suite à donner au Green deal) et de la concurrence. Stéphane Séjourné sera lui, vice-président chargé de la prospérité et de l'industrie, des PME et du Marché unique. Maroš Šefčovič (Slovaquie) va devenir commissaire au Commerce et à la sécurité économique, c’est-à-dire la politique douanière, qui ressemble à un virage plus protectionniste. Le Hongrois Olivér Várhely (actuel commissaire à l’élargissement) est, lui, proposé comme commissaire pour la Santé (et donc a priori la sécurité sanitaire) et - nouveauté - le bien-être animal. Le Néerlandais Wopke Hoekstra reste en charge du Climat et de la neutralité carbone. La Suédoise Jessika Roswall sera chargée de l'Environnement, de la résilience en matière d'eau (une priorité du mandat) et de l’économie circulaire. Enfin, la Slovène Marta Kos (dont la candidature doit encore être validée par le Parlement de son pays) est désignée commissaire à l'élargissement. Un poste crucial dans cette Commission car elle aura à préparer l'adhésion de nouveaux pays à l’UE dont l’Ukraine. Ces nominations doivent désormais être validées par le Parlement européen qui procédera, dans les prochaines semaines, à l’évaluation de leurs compétences, leur envoyant dans un premier temps des questions écrites puis en procédant à une audition prévue fin octobre ou début novembre.
Cabinet de Michel Barnier: Michel Stoumboff devient conseiller agricole, fin du grand pôle «écologie»
Par un arrêté paru le 17 septembre au Journal officiel, le Premier ministre a nommé un de ses anciens collaborateurs, Michel Stoumboff, pour le conseiller sur l'agriculture et l'alimentation à Matignon. Le haut fonctionnaire a été conseiller technique de Michel Barnier de 2007 à 2009, lorsqu'il était ministre de l'Agriculture de François Fillon. Ingénieur général des ponts, des eaux et forêts, Michel Stoumboff a ensuite passé près de dix ans dans l'administration déconcentrée du ministère de l'Intérieur, et six ans comme Draaf de la région Bretagne. Il était récemment remonté à Paris, en juillet, pour devenir adjoint de la DGALN (aménagement, logement, nature) au ministère de la Cohésion des territoires. Au passage, le conseiller Agriculture sort du «pôle écologique, qui avait été constitué depuis le mandat de Jean Castex, et regroupant environnement, agriculture, transports, logement, énergie et mer», note le réseau Action climat (Rac) dans un communiqué paru le 17 septembre. Un «très mauvais signal» selon le Rac qui estime que «l'agriculture (...) ne peut être adressée en silo». En parallèle, Antoine Pellion quitte la fonction de chef de ce pôle «écologie, agriculture, énergie, logement et transport», mais reste à la tête du Secrétariat général à la planification écologique (SGPE). La structure créée par Elisabeth Borne perdure, toujours sous l'égide de Matignon, mais déconnectée organiquement du cabinet du Premier ministre, selon le quotidien Le Monde. Au cabinet de Michel Barnier, un simple conseiller «environnement» a été nommé, Vincent Le Biez, qui était jusqu'alors «adjoint au délégué interministériel au nouveau nucléaire».
Installation: le Crédit agricole expérimente le portage de capital en Bretagne
Le Crédit agricole veut «ouvrir une réflexion sur le portage de capital en agriculture», a annoncé la banque lors d’une conférence de presse au Space, le 17 septembre. Son dispositif prendra «la forme d’une prise de participation minoritaire sous des critères qui restent encore à l’étude», explique le Crédit agricole. «Une première en France de la part d’une banque», affirme le premier financeur de l’agriculture. Le dispositif sera testé en Bretagne à partir de la fin de l’année 2024 et en 2025. La banque vise en particulier «les productions porcine et volaille». «Nous pourrons intervenir à l’occasion d’une transmission d’exploitation ou d’un gros projet de développement», précise Michèle Guibert, secrétaire générale du Crédit agricole en Bretagne. L’organisme bancaire sera attentif «à l’accueil de la profession vis-à-vis du dispositif», ajoute-t-elle. «Nous voulons que les agriculteurs restent décideurs et majoritaires dans leur ferme», a réagi à la suite de l'annonce le président de la FNSEA Arnaud Rousseau, en conférence de presse. En 2023, la coopérative Terrena avait annoncé vouloir entrer au capital de certaines exploitations via un «fonds coopératif d’investissement».
Investissements des agriculteurs : léger recul en 2023, plus marqué au premier semestre 2024
Le montant des prêts accordés par le Crédit agricole, premier financeur de l’agriculture, aux exploitations est «en léger recul» en 2023, par rapport à l’année 2022 qui avait été une «année record», a indiqué la banque, lors d’une conférence de presse, le 17 septembre, au Space à Rennes. Il s’élève à 9,54 milliards d’euros, soit une baisse de 3,1% par rapport à 2022. Le début de l’année 2024 a été marqué par un recul plus net des investissements: -14,3% sur l’ensemble des filières au premier semestre, soit 4,2 milliards d’euros de prêts accordés. La baisse est plus importante dans les filières en difficulté, comme les céréales (-22,6%) et le vin (-23,4%). L’année 2024 est «très compliquée» pour les céréaliers spécialisés qui font face à «la plus mauvaise récolte de blé tendre depuis 40 ans» et à une «très forte volatilité sur les marchés des céréales», a rappelé Jean-Christophe Rubin, directeur du marché de l’agriculture à Crédit agricole SA. Dans les régions de polyculture-élevage, les agriculteurs ont pu «compenser par de meilleurs résultats sur le poste élevage», observe-t-il. En Bretagne, les investissements évoluent à l’inverse de la tendance nationale avec 935,4 millions d’euros de prêts alloués en 2023, soit une progression de 10,6%. Au premier semestre 2024, la baisse des investissements est plus modérée qu’au niveau national (-7% contre -14,3%).
Loup: cinq associations attaquent l'assouplissement des tirs de régulation au Conseil d'Etat
Cinq associations environnementales demandent au Conseil d'État d'annuler les règles de tirs de régulation du loup, assouplies en février par le gouvernement pour répondre aux prédations sur les troupeaux, selon leur communiqué publié le 17 septembre. En conséquence, elles «ont saisi, le 15 août 2024, le Conseil d'État d'un recours contre le gouvernement français pour excès de pouvoir». Les associations (Aspas, Ferus, France Nature Environnement, Humanité & Biodiversité et la LPO) attaquent l'arrêté du 21 février qui fixe les règles selon lesquelles un préfet peut accorder des dérogations de tirs de destruction et le nouveau Plan national d'actions (PNA) pour le loup, publié le 23 février. Ce Plan loup 2024-2029 prévoit d'augmenter les indemnisations pour les éleveurs avec en parallèle une simplification des tirs (avec autorisation d'outils de vision nocturne), deux mesures ardemment souhaitées par le monde agricole. Le quota d'abattage est resté toutefois inchangé, à 19% de la population recensée chaque année. Celle-ci a été estimé à 1003 individus fin 2023 par l'Office français de la biodiversité (OFB). Leur nombre a plus que doublé depuis 2018 et les autorités considèrent que «le seuil de viabilité démographique du loup est atteint». Un avis contesté par les associations, qui avaient claqué la porte des négociations sur le nouveau PNA à l'automne 2023.
Betteraves: bons rendements attendus en 2024, identiques à l'an passé (ministère)
Dans sa note de conjoncture parue le 17 septembre, le ministère de l'Agriculture a dévoilé ses premières prévisions de rendements pour les betteraves à sucre, plutôt bons comme l'an passé. Le rendement est attendu à 83,5 tonnes par hectare, portant la production à 34,4 millions de tonnes, contre 31,7 millions de tonne en 2023, grâce à une légère progression des surfaces (à 411 000 hectares en 2024). La production augmenterait de 6,3 % par rapport à la moyenne 2019-2023, note le ministère, qui résume ainsi la campagne : «les betteraves à sucre ont bénéficié de bonnes conditions climatiques en août sans toutefois rattraper leur retard de développement», en référence à un printemps pluvieux et à des semis parfois tardifs. Les chiffres sont plutôt cohérents avec ceux dévoilés la semaine dernière par Cristal Union annonce. La coopérative sucrière s'attend à des rendements de 85 tonnes par hectare en moyenne «selon les premières prévisions». De nouveau privés de néonicotinoïdes, les betteraviers ont subi un effet «modéré» de la jaunisse «au niveau national», constatait-t-elle.
Céréales: rendements français révisés à la baisse en blé tendre, à la hausse en maïs (Agreste)
Dans sa note de conjoncture parue le 17 septembre, le ministère de l'Agriculture a révisé à la baisse ses prévisions de rendements de blé tendre et à la hausse celles des maïs grain et fourragers. Le rendement attendu du blé tendre est finalement estimé à 61,5 quintaux par hectare (q/ha), contre 62,4 q/ha établis dans sa note du mois d'août, ce qui abaisse la production à 25,75 millions de tonnes. A l'inverse, le rendement du maïs grain est rehaussé de plus d'un point à 91,7 q/ha (contre 90,3 en août). Il reste très en-deçà du niveau haut de 2023 (98,3 q/ha), mais dans la moyenne des 5 dernières campagnes (88,2 q/ha), souligne le ministère de l'Agriculture. De même que le rendement du maïs fourrage grimpe d'un point à 125,5 q/ha (contre 124,2 il y a un mois). Face à la récolte historiquement basse de blé français, les producteurs de l'AGPB (FNSEA) avaient demandé, à l'occasion d'une conférence de presse le 5 septembre, la mise en œuvre «en urgence» de prêts garantis par l'État (PGE). Le syndicat évalue les pertes des céréaliers à plus de 3 milliards d'euros; il estimait le rendement de l'année à 62 q/ha, le coût de revient 2024 (aides Pac déduites) à 264 €/t, et le prix moyen payé aux producteur à 175 €/t, soit une perte de 550 €/ha, sur une sole estimée à 6 Mha.
Spiritueux : mobilisation de la filière du cognac face à la menace de taxes chinoises
Plus de 500 vignerons et producteurs de cognac ont manifesté, le 17 septembre, contre la menace de surtaxes chinoises sur les eaux-de-vie de vin européennes, refusant de faire les frais du bras de fer entre Bruxelles et Pékin sur les voitures électriques. « Nous n’accepterons pas d’être sacrifiés », a déclaré Anthony Brun, président de l'UGVC (viticulteurs). Fin août, Pékin a dit avoir trouvé des preuves de dumping en excluant « pour le moment » d'imposer des droits de douane aux « brandys » européens. Selon le BNIC (interprofession), des taxes additionnelles, de l'ordre de 35 % en moyenne, pourraient s'appliquer. À ce niveau, « on sera amené à disparaître du marché chinois, qui absorbe un quart des exportations de l'eau-de-vie charentaise, ça on ne peut pas l'accepter », assène M. Brun. « On est pris en otage et sacrifiés au profit des véhicules chinois. C'est tout simplement insupportable », renchérit Florent Morillon, président du BNIC, qui veut en faire « le premier dossier » du futur gouvernement Barnier. « On n'a pas de porte de secours. Si l'Europe ne nous suit pas, on est mort », abonde Rodolphe Texier (JA de Charente), redoutant des licenciements dans toute la filière.
Noix fraîche : nouvel accord interprofessionnel pour «garantir sa qualité» (interprofession)
Alors que débute la nouvelle campagne de la noix, Interfel a annoncé, dans un communiqué le 17 septembre, la mise en place d’un nouvel accord interprofessionnel pour la noix fraîche couvrant les campagnes 2024-2026. Parmi les principales dispositions de l’accord figurent notamment les critères de maturité nécessaires à la commercialisation de la noix fraîche, avec une obligation pour chaque lot de contenir au moins 80% de noix avec une cloison médiane interne entièrement brune. Par ailleurs, l’étiquetage doit désormais inclure des informations sur la conservation du produit – à savoir «à consommer rapidement, à entreposer de préférence au frais» ou «conservation très limitée, à entreposer de préférence au frais» – et ce pour permettre «une meilleure prise en charge du fruit». Enfin, l’accord prévoit depuis cette année une limitation de la durée de commercialisation à 15 jours après la date d'expédition. À noter que la date d’expédition sera apposée sur chaque colis afin d’aider à respecter cette durée. Selon l’interprofession des fruits et légumes, l’objectif est d’assurer à la fois «une maturité optimale lors de la récolte et une qualité irréprochable au moment de sa commercialisation», souligne l’interprofession des fruits et légumes frais.
Fruit/légumes: tomate et melon restent les plus vendus cet été, banane et courgette en hausse
Kantar a dévoilé le 12 septembre le classement des fruits et légumes selon les quantités achetées par les Français durant les deux mois de l’été 2024 (consommation arrêtée au 4 août). Du côté des fruits, le melon confirme sa place avec 76 500 tonnes achetées sur la période. Même s’il enregistre une légère baisse de 1,7% par rapport à 2023, il est acheté par deux tiers des foyers français. En deuxième position, la banane signe une performance notable : une hausse frappante de 10% par rapport à 2023 avec 63 700 tonnes achetées. Troisièmes, les nectarines et les brugnons enregistrent une hausse de 2,3% par rapport à l'été précédent (43 700 tonnes). En légumes, la tomate conserve son statut de légume estival préféré des Français. Avec 113 800 tonnes achetées, elle domine largement le classement, enregistrant une progression de +3,4% par rapport à l’année précédente. Près de 90% des foyers en achètent. Le podium est complété par la pomme de terre (80 800 tonnes, -0,7%) et le concombre, en forte progression cette année (40 300 tonnes, +7,8%). «D’autres fruits et légumes complètent ce classement, telles que la courgette qui se hisse à la 4e place avec une hausse impressionnante de +8,8% et un total de 35 900 tonnes achetées cet été, ou encore les pêches avec 42 400 tonnes achetées » souligne Kantar.
Bio: des signes de reprise en magasins spécialisés, mais l’inquiétude persiste
Malgré des «signaux positifs» sur le marché de la bio, le label Bio équitable en France (5000 fermes) s’inquiète de «la fragilité de la filière», dans un communiqué le 17 septembre. Du côté des réjouissances, le label créé en 2020 souligne la «reprise encourageante» du marché bio, notamment dans les magasins spécialisés. Ces derniers affichent un chiffre d’affaires (CA) en hausse de 9,1% sur le mois d’août, soit un bilan en cumul à date (depuis janvier) de +7,42%, selon le magazine Bio Linéaires (voir cet article du 2 septembre). «Le CA 2024 pourrait dépasser les 4 milliards [d’euros]» ce qui marquerait une «forte reprise pour le secteur», écrivent nos confrères. En revanche «il n’y a pas de reprise réelle de l’activité» dans les grandes surfaces alimentaires, malgré un tassement de la décroissance des volumes (voir cet autre article). Devant ce constat, Bio équitable en France estime que les agriculteurs bio sont «pris en tenaille entre le ralentissement de la production et la baisse des prix en magasin», notamment les producteurs de céréales et les éleveurs de bovins, qui doivent par ailleurs composer avec «le dérèglement climatique». «Les agriculteurs et agricultrices, et notamment ceux en bio, ont besoin que le "commerce autrement" se duplique partout», affirme le directeur Vincent Rousselet, cité dans le communiqué.
Alimentation: constat commun des diabétiques, du Secours populaire et de la gauche agricole
C'est un attelage peu commun de quatre associations (le Secours catholique, le Civam, Solidarités paysans et la Fédération française des diabétiques) qui dénonce, dans un rapport paru le 17 septembre, les effets économiques, sanitaires et environnementaux «dramatiques» du système agricole et alimentaire français. Il évoque, entre autres choses, l’insécurité alimentaire qui touche aujourd’hui 8 millions de personnes vivant en France ou encore la situation de 18% des agriculteurs de l’Hexagone, qui vivent sous le seuil de pauvreté. «Notre modèle alimentaire est devenu obsolète voire contreproductif et n’apporte plus les bienfaits visés initialement», estime le rapport. Et de s’étonner que «plus de 80 % des soutiens publics bénéficient à des acteurs pris dans une logique de course aux volumes» qui va notamment de pair avec «une pression sur les prix payés aux agriculteurs». En tout, le rapport chiffre les dépenses publiques allouées au système agricole et alimentaire à 48 milliards d’euros (Mrds €) en 2021, et la compensation des effets négatif dudit système à 19 Mrds €. «Des chiffres qui ne représentent que la partie émergée de l’iceberg (…) en l’absence de données existantes, ou non effectué pour des raisons éthiques», prévient le rapport. C’est pourquoi il formule une série de préconisations, visant à réorienter l’aide publique.
Précision sur le recours de la Conf’ contre le décret agrivoltaïsme
Suite à notre brève dans Agrafil du 17 septembre concernant le recours de la Confédération paysanne contre le décret sur l’agrivoltaïsme, le syndicat nous fait préciser que le sort de la QPC (question prioritaire de constitutionnalité), examinée le 16 septembre au Conseil d'Etat, ne scellera pas forcément le reste de l'affaire. Un recours est par ailleurs en cours d'instruction devant la plus haute juridiction administrative, qui fera l'objet d'une audience distincte ultérieurement.