Pac : les ministres de l’Agriculture vont finalement pouvoir discuter de la définition d’agriculteur actif
Les experts des questions budgétaires des États membres ont finalement convenu, lors d’une réunion le 20 juin, de permettre au Conseil des ministres de l’Agriculture de discuter de la définition de l’agriculteur actif. Dans le cadre de la proposition sur le futur budget 2028-2034, l’article définissant cette notion a en effet été intégré dans le règlement sur les plans de partenariat nationaux et régionaux (PPNR), et non dans celui sur la Pac, sur lequel le Conseil Agriculture a la main. Dans le texte de compromis finalement convenu, les experts du Conseil ont décidé que la définition d'agriculteur actif ne serait plus entre parenthèses et pourrait donc être débattue et tranchée par les ministres de l’Agriculture des Vingt-sept, qui le demandaient depuis des mois – en vain jusqu’ici. Toutefois, cette définition reste inscrite dans les PPNR et sera aussi abordée au sein du groupe de travail sur le cadre financier pluriannuel avec lequel les experts agricoles vont devoir se coordonner. Au Parlement européen aussi, des demandes similaires s’expriment. Les responsables du règlement OCM, dont le socialiste français Éric Sargiacomo, poussent en effet pour que les dispositions concernant le programme de lait à l’école ainsi que les interventions sectorielles reviennent aussi dans le giron de la Pac.
Négociations commerciales : 0,05 % de valorisation globale, pour 3,5 % demandés (observatoire)
Dans un communiqué du 23 avril, le Médiateur des relations commerciales agricoles rend compte de la stabilité du prix moyen des marques nationales alimentaires (+0,05 % en triple net) à l’issue des négociations commerciales 2026, celles-ci s’étant ouvertes sur des demandes de revalorisation « autour de + 3,5 % » de la part des fournisseurs. Cette demande moyenne tous produits confondus, calculée par l’Observatoire de la négociation commerciale (ONC), était supérieure à celles de l’an dernier (+3 %), notamment dans l’épicerie sucrée et les surgelés. L’ONC a aussi relevé que les distributeurs ont davantage demandé de justifications de coût de la MPA (matière première agricole) pour les produits frais, les produits laitiers et les surgelés, pas davantage pour l’épicerie sucrée, et moins pour l’épicerie salée et les boissons. Quant aux options de transparence sur la MPA, la « part agrégée »(option 2) a davantage été choisie par les industriels (52 %) que « l’attestation par le commissaire aux comptes » (option 3). La proportion était inverse chez les distributeurs (38 % pour l’option 2 et 43 % pour l’option 3). Mais le médiateur constate « un effritement progressif de l’option 3 au profit de l’option 2 ».
Relations commerciales : la guerre au Moyen-Orient impose une réunion de suivi, selon LCA
Réagissant aux résultats de l’Observatoire des négociations commerciales annuelles pour 2026, Dominique Chargé, président de LCA (la Coopération agricole), a estimé dans un communiqué du 23 avril que la guerre au Moyen-Orient changeait la donne, et réclamé en conséquence une « réunion rapide d’un comité de suivi des relations commerciales afin d’objectiver la situation et d’adapter, si nécessaire, les conditions commerciales à la nouvelle réalité économique ». « Nous partageons l’objectif de stabilité des prix pour les consommateurs. Mais elle ne peut pas reposer durablement sur une compression des marges en amont », a-t-il commenté. Le 17 avril, l’Ania (industries alimentaires) avait pour sa part appelé les distributeurs à « entendre les besoins que leur feraient remonter les entreprises agroalimentaires dans les semaines à venir dans le cadre de négociations individuelles ». Du côté du gouvernement, Annie Genevard avait suggéré au cours de la semaine passée de « se remettre autour de la table », et Serge Papin (Commerce) avait estimé qu’il allait « falloir sans doute rouvrir » les négociations.
Serres : des mesures pour faciliter la transition dans le plan « électrification » de Bercy
Le ministère de l’Économie a présenté le 23 avril son plan « électrification », qui comprend certaines mesures répondant aux attentes de la filière serriste française. En premier lieu, le gouvernement entend faciliter l’accès aux pompes à chaleur (PAC) pour les serres maraîchères et horticoles. Le soutien au travers des certificats d’économie d’énergie sera renforcé, avec un alignement sur les évolutions techniques comparables dans le secteur du bâtiment. La fiche CEE applicable pour l’installation des PAC en serres maraîchères et horticoles sera révisée d’ici septembre 2026. L’objectif est d’attendre 400 ha de serres maraîchères et horticoles équipées de PAC d’ici 2030 (20 % du potentiel identifié). Ensuite, concernant le raccordement – un point noir selon Légumes de France –, le gouvernement envisage un changement de paradigme sur la gestion de la file d’attente : on s’orienterait vers une logique de « premier prêt, premier servi », et non plus de « premier arrivé, premier servi » en cours aujourd’hui. Cela permettrait une électrification facilitée en cohérence avec la maturité des projets des demandeurs. La consultation de début d’année va être suivie d’ateliers de travail de mai à septembre 2026, devant aboutir à des propositions finales soumises à la CRE, et à une délibération avant la fin de l’année. L’électrification de la filière permettrait d’économiser 700 000 t d’équivalents CO2 par an, selon Légumes de France. Aujourd’hui, 80 % des serres sont chauffées au gaz naturel (en maraîchage 97 %, en horticulture 44 %).
Fraise : nouveau pic de production attendu lié à la concurrence inter-régions
Le 23 avril, l’AOPn Fraises et framboises de France tire la sonnette d’alarme concernant un pic de production dans les deux semaines avenir. « Après un premier record de volume historique pour la gariguette juste après Pâques (1 400 tonnes récoltées par l’AOPn Fraises), la filière entre dans une nouvelle zone de turbulences. Et cette fois, c’est tout le territoire qui est concerné », explique-t-elle. La cause en serait le télescopage entre les bassins de productions. « Les bassins dits « précoces » du Sud-Ouest, du Sud-Est et de la Bretagne maintiennent de gros volumes, tandis que les régions plus tardives (Sologne, Rhône-Alpes) entrent à leur tour en pleine production » explique l’AOPn. De plus, la météo instable depuis le début de la saison rend difficile l’anticipation des volumes, fragilisant la dynamique commerciale. Enfin, le 1er mai, jour férié, va venir mécaniquement amputer la consommation d’une journée clé dans cette période cruciale. Face à cet afflux, l’AOPn note que la grande distribution se mobilise pour soutenir l’écoulement des volumes : « Plusieurs enseignes dégainent des opérations promotionnelles fortes ».
Vin : en Vallée du Rhône, un prix d’orientation attend le feu vert de la DGCCRF
En chantier au sein d’Inter Rhône (interprofession), un prix d’orientation pour le côtes-du-rhône rouge attend le feu vert de la DGCCRF (Fraudes), a indiqué le 23 avril Damien Gilles, président de la Fraoc (vignerons AOC du Sud-Est). « Le projet est prêt », a-t-il annoncé au congrès de la Cnaoc. « Nous attendons un dernier feu vert de la DGCCRF en France », la DG Agri l’ayant déjà validé côté Bruxelles. Son lancement est prévu « aux alentours du mois de juillet », pour la récolte 2026. Le paquet vin, adopté ces derniers mois dans l’UE, ouvre une telle possibilité via l’article 172 ter de l’OCM. « Cela va dans le bon sens, celui de la sécurisation du revenu du vigneron, à la satisfaction de l’amont et de l’aval », a salué dans son discours la ministre de l’Agriculture Annie Genevard. Concrètement, le prix d’orientation du côtes-du-rhône rouge intègre les coûts de production. D’autres indicateurs sont pris en compte, à savoir les évolutions des stocks, des sorties de chais en conditionné, des prix de vente en GMS, chez les grossistes, à l’exportation. Enfin, la formule comprend une « marge de pérennité » des exploitations (renouvellement du vignoble, protection contre les aléas, modernisation de l’outil, transmission, etc.).
Fruits, légumes et lait à l’école : publication des enveloppes définitives pour 2026-2027
La décision d’exécution de la Commission européenne sur la répartition des aides nationales au titre du programme à destination des écoles a été publiée le 24 avril au Journal officiel de l’UE. Elle fixe les enveloppes définitives octroyées aux États membres pour la distribution de fruits, légumes et lait à l’école, pour la période allant du 1er août 2026 au 31 juillet 2027. Sur les 220,8 millions d’euros (M€) prévus pour l’année scolaire 2026-2027 (131,4 M€ pour les fruits et légumes et 89,4 M€ pour le lait), la France devrait être le principal bénéficiaire avec environ 32,7 M€ (22,7 M€ pour les fruits et légumes, 10 M€ pour le lait), devant l’Allemagne avec près de 29,3 M€ (20,4 M€ et 8,9 M€) et la Pologne avec approximativement 24,9 M€ (12,1 M€ et 12,8 M€). A contrario, Chypre (290 000 € pour les fruits et légumes, 252 652 € pour le lait) ou encore Malte (326 670 € et 156 330 €) disposent des montants les plus faibles. Tous les ans, la Commission européenne réévalue ces montants en fonction des besoins exprimés par les États membres. Ces derniers peuvent demander une partie seulement de leur enveloppe ou, au contraire, une dotation plus importante.
Fruits et légumes : en Italie, 28 OP lancent une initiative « développement durable »
À l’occasion du salon Macfrut en Italie, le 22 avril, 28 organisations de producteurs (OP) italiennes ont lancé une initiative commune autour du développement durable, baptisée « Generazione Ortofrutta » (Génération fruits et légumes), rapporte le site internet Italia Fruit. L’initiative, qui couvre les domaines environnemental, économique et social, est portée par Italia Ortofrutta (interprofession), en collaboration avec CREA (Conseil pour la recherche agricole et l'analyse économique agricole). Le projet prévoit l’introduction d’une norme de développement durable, pouvant déboucher sur une certification et l’apposition d’un logo spécifique sur les emballages. Le cahier des charges technique prévoit des investissements visant à améliorer la performance durable et à optimiser la production. « Nous nous sommes concentrés sur le consommateur en partant du principe que la durabilité commence chez le producteur. Nous voulons mettre en valeur ce que le secteur a à offrir, y compris face à des enjeux sociaux délicats comme la gestion du travail en agriculture », explique Andrea Badursi, président d'Italia Ortofrutta. « Generazione Ortofrutta » regroupe quatre secteurs : les fruits, les légumes, le bio et les agrumes. Au total, les 28 organisations de producteurs impliquées sont actives dans 17 régions italiennes, regroupant plus de 4 000 producteurs et environ 33 000 ha de terres cultivées.
Fleurs : identification du premier pangénome de la rose
Dans un communiqué de presse du 16 avril, l’Inrae fait part de l’établissement du premier pangénome du rosier. L’institut a coordonné cinq années de travaux qui ont vu le séquençage de 5 000 gènes par des chercheurs de l’ENS de Lyon et des universités chinoises de Huazhong (Wuhan) et de la Chinese Academy of Agricultural Sciences (Shenzhen). Environ deux millions de variations structurelles ont été identifiées, dressant un panorama global de la diversité chez le rosier. Ces données permettent d’identifier les régulateurs génétiques, des séquences non codantes qui contrôlent des traits tels que la floraison continue, le nombre de pétales et la pigmentation des pétales. Les résultats améliorent également la compréhension des mécanismes qui régissent certains caractères (fleurs doubles, remontée de floraison, couleur). Ces travaux ouvrent plusieurs perspectives appliquées, en particulier l’accélération des programmes de sélection et d’amélioration des roses : caractères ornementaux (dont le parfum), attractivité des polinisateurs (interaction plante-insectes), adaptation aux changements globaux. Ces connaissances pourraient également être mises à profit pour l’amélioration d’autres espèces de la famille des Rosaceae (comprenant des arbres fruitiers). Les résultats ont été publiés dans Nature Genetics.
Céréales : le CIC abaisse ses prévisions de production mondiale 2026-2027
Dans son rapport mensuel du 23 avril, le Conseil international des céréales (CIC) a légèrement revu à la baisse sa prévision de production mondiale de céréales pour la campagne commerciale 2026-2027. Elle tomberait à 2,414 milliards de tonnes (Mdt), contre 2,417 Mdt en mars dernier. Les inquiétudes au sujet de l’accessibilité des engrais, compte tenu de la guerre au Moyen-Orient, ont renforcé es incertitudes « pour la campagne 2026-2027, y compris dans certaines régions de l’hémisphère sud, où les besoins à venir pourraient ne pas être entièrement couverts », explique le CIC. L’organisation tempère néanmoins la baisse, rappelant que, si ce chiffre se confirmait, il constituerait la deuxième plus importante récolte planétaire de l’histoire. De plus, des stocks élevés sont attendus en fin de campagne 2025-2026, permettant de faciliter la transition entre les deux campagnes. Plus en détail, la production mondiale de blé s’effriterait de 1 Mt d’un mois sur l’autre, à 821 Mt. Toutefois, les stocks s’alourdiraient significativement, de 8 Mt, à 284 Mt, en raison notamment d’un repli attendu de la consommation de 4 Mt, à 825 Mt. En maïs, la production reculerait de 3 Mt sur la période, à 1,3 Mdt. Les réserves planétaires reculeraient de 2 Mt, à 292 Mt.
Riz : le Copa-Cogeca alerte sur la clause de sauvegarde du SPG en amont du vote à Strasbourg
A l’approche du vote en plénière du Parlement européen concernant l’accord provisoire sur la révision du système de préférences généralisées (SPG) prévu le 28 avril, les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) alertent une nouvelle fois, le 23 avril, sur l’importance d’abaisser les seuils de déclenchement de la clause de sauvegarde automatique pour le riz. « L’objectif n’est pas de restreindre les échanges, mais de garantir que le secteur rizicole de l’UE puisse continuer à jouer son rôle essentiel dans le maintien de zones rurales dynamiques et la production alimentaire de haute qualité », avance le Copa-Cogeca. Des amendements en ce sens ont d’ailleurs été déposés par plusieurs groupes politiques de droite et d’extrême droite (PPE, ECR, Patriotes et ESN). Les eurodéputés proposent notamment l’abaissement du seuil de déclenchement des mesures à 20 % d’augmentation des importations sur dix ans glissants, contre 45 % dans le compromis obtenu en décembre. Une demande similaire avait été formulée par l’Italie (soutenue par la Bulgarie et la Hongrie, puis l’Espagne) à l’occasion de la réunion du Conseil des ministres de l’Agriculture du 30 mars.
Pesticides : Phyteis propose la création de deux indicateurs, en parallèle de la loi d’urgence
Lors d’une conférence de presse le 23 avril, Phyteis (fabricants de produits phytosanitaires) propose la création de deux indicateurs en parallèle de la loi d’urgence agricole, dont elle s’estime oubliée. « La protection des cultures, c’est 30 % des rendements. Or, aucune ligne nous concernant n’y figure », déplore son président Yves Picquet, rappelant qu’une tribune avait été publiée le 8 avril pour dénoncer cet état de fait. Le premier est un indicateur de réduction des impasses techniques, dont le but est de les cartographier de manière dynamique sur le territoire, culture par culture. Le second est un indicateur de réduction du temps d’obtention des AMM (autorisations de mise sur le marché). Phyteis reproche aux autorités françaises des délais trop importants par rapport aux voisins européens. Elle pointe particulièrement l’impossibilité d’apporter des compléments d’information auprès de l’Anses et, donc, d’échanger directement avec l’agence sanitaire lorsqu’un dossier est en cours d’instruction. En conséquence, « le demandeur de l’AMM doit attendre de voir son dossier se faire refuser par l’agence et repartir de zéro, alors qu’une simple demande de complément d’information, que le demandeur pourrait lui fournir très vite, pourrait réduire les délais, ce qui est autorisé chez nos voisins européens », regrette Yves Picquet.
Porcs/castration : enquête ouverte contre un élevage breton après une plainte de L214
Le parquet de Lorient a annoncé le 23 avril l'ouverture d'une enquête contre un élevage porcin du Morbihan pour des « sévices graves envers des animaux » après une plainte de l'association animaliste L214. L'association accuse cet élevage situé à Kergrist (Morbihan), près de Pontivy, d'avoir castré des porcelets sans anesthésie et de les avoir tués sommairement lorsqu'ils étaient jugés trop faibles. Sollicité par l'AFP, l'élevage n'a pas souhaité réagir à ces accusations. Selon L214, des images filmées fin février dans cette « maternité collective » comptant un millier de truies ont révélé « des infractions graves », dont la castration sans anesthésie, interdite en France depuis 2022. « Ce que révèlent les images constitue une infraction pénale caractérisée, passible de poursuites pour sévices graves », assure L214. L'association accuse aussi l'élevage de laisser au milieu des vivants des « cadavres en décomposition » et de laisser sans soins des « truies gravement blessées » dans des enclos recouverts de lisier. Cette exploitation a fait l'objet le 17 avril d'une inspection par les services de l'État et « les irrégularités constatées ont justifié d'une mise en demeure au titre du respect des normes applicables en matière de protection animale », sans qu'aucun élément « ne motive à ce jour la fermeture immédiate de l'exploitation », a fait savoir la préfecture du Morbihan dans un communiqué.
Vétérinaires : neuf cellules locales en place pour superviser le maillage territorial
Début 2026, le Grand Est a vu éclore six cellules de surveillance de la présence vétérinaire en élevage, portant à neuf à l'échelle nationale le nombre de ces organisations locales visant à appuyer le maintien d’un maillage territorial, a-t-il été constaté lors d'une conférence au siège des chambres d’agriculture le 22 avril. Réunis pour partager les expériences locales, des vétérinaires, éleveurs, agents territoriaux et de chambres d’Agriculture sont convenus que ces cellules favorisent le dialogue et la confiance entre vétérinaires et agriculteurs. Ces deux professions « n’avaient pas l’habitude de travailler ensemble », ont commenté conjointement à Agra Presse Arnaud Delestre, président de la chambre de l’Yonne, et Matthieu Mourou, conseiller national de l’Ordre des vétérinaires. « Pour l'instant, les trois cellules de Bretagne, d’Indre et Loire et du Tarn et Garonne ont commencé en 2025 leurs diagnostics et leurs travaux à l’échelle régionale », informe Adèle Renard-Lafleur, chargée de missions Élevage et maillage vétérinaire à Chambres d’agriculture France. « La Lozère aimerait également se lancer dans un diagnostic », complète-t-elle.
Revenus : les inégalités de niveau de vie très marquées dans l’agriculture (Insee)
Les inégalités de niveau de vie chez les ménages agricoles sont particulièrement marquées comparé à l'ensemble de la population active, avec les plus aisés en viticulture et grandes cultures, et les plus modestes dans l'élevage bovin, selon une enquête de l'Insee parue le 22 avril. En France (hors Guadeloupe, Guyane et Mayotte) en 2020, le niveau de vie médian des membres des ménages agricoles atteignait 22 700 €/ha, « très proche de celui des ménages actifs ». L'étude montre que le niveau de vie des 10 % les plus aisés est 4,1 fois plus important que celui des 10 % les plus modestes, contre 3,3 chez l'ensemble des ménages actifs. En Corse, à la Réunion et en Martinique, ce chiffre atteint même 5,7, en raison de revenus très faibles. L'écart est aussi très marqué dans certains autres territoires où à l'inverse les ménages agricoles aisés ont un niveau de vie particulièrement élevé, à l'instar des régions de grandes cultures, comme l'Île-de-France, ou des régions viticoles, comme le Centre-Val de Loire ou le long du Rhône. À l'inverse, les ménages qui pratiquent l'élevage de bovins, ovins, caprins, le maraîchage ou l'horticulture ont en moyenne des niveaux de vie plus bas. 16,3 % des personnes résidant dans des ménages agricoles vivent sous le seuil de pauvreté, « 3,5 points de plus » que pour la moyenne.
Emballages professionnels : un nouvel organisme coordonnera le régime d'éco-responsabilité
Un organisme va coordonner la mise en place du régime de Responsabilité élargie du producteur d’emballages servant à livrer les professionnels (REP Epro), car plusieurs éco-organismes seront potentiellement agréés [3 a priori] sur cette nouvelle REP entrant en vigueur le 1er juillet 2026, annonce Citeo Pro dans un communiqué du 17 avril. Il devra notamment instaurer un mécanisme d’équilibrage financier entre ceux-ci. Principe : « Si un éco-organisme a supporté plus de charges que ce que sa part de marché aurait dû lui imposer, les autres lui reversent la différence », est-il expliqué. Il devra aussi développer une solution commune de traçabilité avec les opérateurs de gestion des déchets d’emballages et des emballages réemployés. Il devra enfin produire des règles communes. Et sur ce point, Citeo Pro souligne que les textes européens d’application du règlement PPWR (emballages et déchets d’emballages) « nécessitent tout de même un travail de coordination et d’éclairage de la part des pouvoirs publics ». Comme les entreprises livrant des industriels, distributeurs, restaurateurs ou épiciers doivent se préparer, Citeo Pro met à leur disposition un kit d’accompagnement.
Instituts techniques : Paul Auffray nouveau président de l’Acta
Dans un communiqué du 23 avril, l’Acta (instituts techniques agricoles) a annoncé la nomination de Paul Auffray au poste de président. Il succède à Anne-Claire Vial, pour un mandat de trois ans. Éleveur porcin et producteur de céréales dans les Côtes-d’Armor, Paul Auffray dispose d’une solide expérience. Actuellement président de l’Ifip (institut du porc), il a également été ancien président des Jeunes agriculteurs (JA) de Côtes-d’Armor (1997-1999), de la FNP (éleveurs de porcs, FNSEA) de 2014 à 2019, et vice-président de la chambre d’agriculture de son département jusqu’en 2025. Le nouveau président et son bureau s’attelleront durant les prochains mois « à la définition des orientations majeures du réseau », afin de préparer « la prochaine programmation du Programme national de développement agricole et rural (PNDAR) », ainsi que du programme cadre de l’UE pour la recherche et l’innovation.
Coopératives/bio : Benoît Verger nommé président de la commission bio de LCA
Dans un communiqué du 23 avril, la Coopération agricole (LCA) a annoncé la nomination de Benoît Verger à la présidence de sa commission filières biologiques. Il succède à Jérôme Caillé, qui a occupé ce poste durant deux mandats, de deux ans chacun. Polyculteur-éleveur dans le Cher, Benoît Verger est également membre du conseil d’administration de l’Agence Bio, et membre du bureau de la coopérative Axéréal. Il entend « inscrire son action dans une logique de continuité, tout en accentuant l’approche économique et stratégique des enjeux bio », relate le communiqué. LCA rappelle que cette nomination survient « dans un contexte de léger rebond de la consommation après des années de tensions pour les filières bio ». Elle réaffirme sa volonté « de placer la création de valeur au cœur de son action au profit des producteurs ».