Agrafil du 24 septembre 2024

hero

Pac: les Vingt-sept veulent de nouvelles simplifications au plus vite

Les ministres de l’Agriculture de l’UE, réunis le 23 septembre à Bruxelles, ont unanimement fait part du besoin de simplification de la Pac dès à présent, sans attendre les discussions de la prochaine réforme. Le plus urgent à ce stade est d’obtenir des dérogations pour leur permettre des écarts par rapport aux montants unitaires prévus pour les interventions dans leurs plans stratégiques. Un document sur ce sujet, présenté par la Lettonie, a été soutenu par la plupart des ministres. Le commissaire européen Janusz Wojciechowski a indiqué que des modifications législatives introduisant des seuils plus souples étaient en préparation et seront en place pour 2025. Les Vingt-sept s'inquiètent aussi des rapports de performances qu’ils doivent rendre le 15 février. Après une année 2024 de mise en jambe, il s’agira du premier rapport complet de ce type. Les États membres espèrent des simplifications supplémentaires et comptent en particulier sur la création dans la prochaine Commission d’un poste de commissaire à la Simplification – en la personne de Valdis Dombrovskis. Les sujets de préoccupation les plus fréquemment évoqués sont les indicateurs de suivi trop complexes, le maintien d’un double contrôle (des résultats et de la conformité), ou encore le processus bien trop lent d’amendement des plans stratégiques nationaux.

Aides de minimis: les ministres de l’Agriculture poussent pour porter le plafond à 50 000 €

La France et l’Allemagne ont une nouvelle fois demandé, le 23 septembre à l’occasion de la réunion des ministres de l’Agriculture de l’UE, le relèvement à 50 000 € du plafond maximum pour les aides nationales agricoles de minimis. Une demande qui a été soutenue par 14 autres États membres, a indiqué le secrétaire d’État hongrois qui présidait la réunion. La Commission européenne a présenté, en juin, une proposition de règlement visant à porter ce plafond par entreprise à seulement 37 000 € sur trois ans (contre 20 000 € actuellement, ou 25 000 € dans les pays qui ont mis en place un registre central de suivi de ces aides). Mais les États membres veulent plus et appellent Bruxelles à réagir rapidement pour que ces disposition puissent être adoptées au plus vite. Le commissaire européen à l’Agriculture Janusz Wojciechowski a répondu que le dossier était entre les mains de la vice-présidente en charge de la Concurrence Margrethe Vestager, qui étudiait la possibilité d’introduire des modifications au projet sur la table.

Annie Genevard promet des «résultats dans les cours de ferme dans les prochaines semaines»

«Je vais faire en sorte que, dans les semaines qui viennent, de premiers résultats se voient dans les cours de ferme», a promis, après avoir évoqué les crises agricoles en cours (élevage bovin/ovin, vigne, céréales), la nouvelle ministre de l'Agriculture Annie Genevard, à l'occasion de sa passation, le 23 septembre, avec Agnès Pannier-Runacher, et Marc Fesneau – qui était très ému au moment de conclure sa prise de parole. «J'espère que nous mènerons à son terme» la loi d'orientation agricole (LOA), a également promis Annie Genevard, dans un discours inscrit globalement dans la continuité de son prédécesseur. L'ex-députée a notamment promis de «reconquérir la souveraineté alimentaire pied à pied», de poursuivre les travaux sur la «simplification normative» ou encore sur les «clauses miroir». À ce titre, elle a repris le leitmotiv commun au précédent gouvernement et au syndicalisme majoritaire: «N'interdisons pas sans solution, sinon c'est l'impasse». Sur l'écologie, Annie Genevard a promis, évoquant la Pac, une «approche équilibrée, qui n'ignore ni l'approche environnementale ni les nécessités économique». L'avenir du chantier Egalim n'a pas été évoqué directement durant le discours. La ministre s'est enfin félicitée du retour de la forêt dans l'intitulé du ministère – alors qu'elle en avait «disparu depuis une dizaine d'années» –, rappelant qu'elle vient d'un département forestier, le Doubs.

Annie Genevard: la Conf' et le Modef dubitatifs, manque de «bagage» pour Terres de Liens

Nommée au sein d'un gouvernement composé «d’une droite conservatrice et d’ultras libéraux macronistes», Annie Genevard «n’augure donc rien de bon pour l’avenir de l’agriculture paysanne», estime la Confédération paysanne dans un communiqué paru le 23 septembre. La Conf' s'interroge toutefois: sa fibre rurale «fera-t-elle d’elle une ministre de l'Agriculture qui s’attaque à des dossiers moins consensuels qui nécessitent des réponses structurelles nouvelles face à la crise du revenu et aux crises sanitaires et climatiques?» L'autre syndicat agricole classé à gauche, le Modef, est tout aussi dubitatif dans son communiqué paru le même jour: «Cette ministre arrivera-t-elle à rompre avec le modèle agro-industriel prôné par la FNSEA? Le Modef craint la continuité de la cogestion entre la FNSEA et le gouvernement.» De son côté, l'association Terre de Liens (foncier) va jusqu'à s'inquiéter de la compétence de l'«ancienne professeure de lettre», qui n'a, à ses yeux, «pas franchement le bagage attendu pour une ministre de l’Agriculture». Les trois organisations rappellent chacune leurs propositions: «prix et revenu», répartition «juste» des aides, «préservation et répartition juste des communs»..., égrène la Confédération paysanne. Le Modef détaille quant à lui ses demandes de mesures de crise: «prise en charge de la vaccination pour la FCO-3, FCO-8, MHE, grippe aviaire, fièvre charbonneuse…», «fonds d’urgence sur les pertes subies à cause des aléas climatiques», «nomination d’un préfet coordinateur pour la viticulture».

Pannier-Runacher «emporte le combat» agricole au ministère de la Transition écologique

L’ancienne ministre déléguée à l’Agriculture Agnès Pannier-Runacher a pris ses fonctions au ministère de la Transition écologique le 23 septembre. Faisant référence aux agriculteurs, «j’emporte ici leur combat», a-t-elle lancé lors de la passation de pouvoir avec Christophe Béchu, rappelant sa nomination Rue de Varenne «au cœur de la crise agricole», en février. «Nous avons posé les premières réponses, mais il y a tellement à faire pour répondre aux préoccupations de nos agriculteurs», a-t-elle ajouté. Parmi ses premiers chantiers à l’hôtel de Roquelaure, elle devra boucler plusieurs stratégies «toutes finalisées ou en voie de l’être»: Stratégie française énergie-climat, Stratégie nationale bas carbone, Plan national d’adaptation au changement climatique, «sans oublier la Stratégie alimentation nutrition et climat». «J’accélèrerai la mise en œuvre des chantiers déjà engagés», a encore promis Mme Pannier-Runacher, évoquant la Stratégie nationale biodiversité, la santé environnementale ainsi que la qualité de l’air et de l’eau. Enfin, sur le plan européen, la ministre a appelé la nouvelle Commission à «conserver l’élan enclenché avec le Pacte vert». Et ce malgré la «nouvelle donne politique» des élections européennes de début juin, «teintée de scepticisme et peut-être tentée par la régression écologique».

Réserve agricole: la Commission européenne débloque près de 120 M€ pour cinq États membres

Le Commission européenne a proposé, le 23 septembre, de débloquer 119,7 millions d'euros (M€) provenant de la réserve agricole de 2024. Les États membres, dont l’approbation est nécessaire pour valider l’utilisation de ces fonds, se prononceront sur la proposition de l’exécutif européen lors de la réunion du comité de l'Organisation commune des marchés agricoles (OCM) du 7 octobre. Dans le détail, ces montants devraient bénéficier aux agriculteurs d’Allemagne (46,5 M€), de Bulgarie (10,9 M€), d’Estonie (3,3 M€), d’Italie (37,4 M€) et de Roumanie (21,6 M€) qui ont subi «des phénomènes climatiques défavorables exceptionnels» au printemps et au début de l’été. Ces soutiens de l’UE pourront être complétés à hauteur de 200 % au moyen de fonds nationaux. Au titre de la réserve agricole de 2024 (dotée de 450 M€), trois aides ont déjà été attribuées, pour un montant total de 175,4 M€ (auxquels viendront s’ajouter les 120 M€). Et ce n’est pas fini puisque, à l’occasion de la réunion du Conseil Agriculture le 23 septembre, la Belgique a demandé à utiliser une partie de cette enveloppe pour venir en aide aux éleveurs frappés par la fièvre catarrhale ovine (FCO).

Pesticides: de nombreux ministres de l'Agriculture demandent un report du registre électronique

Plus d’une quinzaine de ministres de l’Agriculture ont demandé, le 23 septembre, à la Commission européenne de reporter de deux ans l’entrée en vigueur du nouveau règlement sur le système de collecte des données des intrants. Ce texte, adopté en 2023, prévoit notamment la mise en place d’un registre électronique sur l’utilisation de pesticides que devront remplir tous les agriculteurs à partir de 2026. La Pologne a détaillé, dans un document préparé pour l’occasion, les difficultés rencontrées en la matière: développement d’un outil numérique dédié, formation des agriculteurs, surcharge administrative… Des inquiétudes déjà exprimées au cours des négociations avec le Parlement européen. Seul le Danemark s’est opposé à un tel report. La Bulgarie, qui préside le Conseil de l’UE, envisage de revenir prochainement sur la question.

Bio: la Cour des comptes européenne étrille la stratégie de l’UE et des États membres

Dans un rapport spécial publié le 23 septembre, la Cour des comptes européenne pointe les «lacunes» et les «incohérences» de la politique de développement de l’agriculture biologique mise en œuvre dans l’espace communautaire. «Si les fonds européens permettent d'accroître la superficie des terres cultivées de manière biologique, il est difficile de savoir dans quelle mesure ils contribuent à l'amélioration de l'environnement ou à l'offre d'une large gamme de produits alimentaires biologiques», a estimé la membre de la Cour Keit Pentus-Rosimannus, lors d’un brief à la presse. Entre 2014 et 2022, l’UE a injecté 12 milliards d’euros dans l’agriculture biologique, mais «l’impact de ces milliards ne peut être évalué», a-t-elle ajouté. Dans son rapport, la Cour déplore l’absence de «valeurs cibles quantifiables» pour atteindre les trois objectifs spécifiques (durabilité, stimulation de la demande, renforcement de la chaîne de valeur) du plan d’action sur l’agriculture biologique 2021-2027 de la Commission européenne. Elle regrette que les fonds européens soient utilisés «sans tenir suffisamment compte des objectifs environnementaux et de marché». Elle recommande enfin d’améliorer la collecte de données pour évaluer le développement de la bio.

Produits laitiers: Bruxelles attaque l’enquête antidumping chinoise à l’OMC

La Commission européenne a lancé, le 23 septembre, une procédure de consultations à l’OMC à l’encontre de l'enquête antidumping chinoise concernant les importations de certains produits laitiers en provenance de l’UE. Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions commerciales sino-européennes depuis début 2024, et alors que les parties se sont entretenues à ce sujet le 19 septembre à Bruxelles. Concrètement, l'exécutif européen estime que les mesures mises en place par Pékin sont «basées sur des allégations douteuses et des preuves insuffisantes». Et d’ajouter qu’elle s’engage à «défendre fermement les intérêts de l’industrie laitière de l’UE et la Pac contre les procédures abusives». La phase de consultations est la première étape de la procédure de règlement des différends de l’OMC. La Chine et l'UE disposent de soixante jours pour s’entendre, faute de quoi l’une ou l’autre pourra réclamer l’établissement d’un groupe spécial qui arbitrera le différend. Valdis Dombrovskis, commissaire européen en charge du Commerce, s’engage d'ores et déjà à «contester vigoureusement [l’enquête] dans tous les forums disponibles, tout en demandant à la Chine d’y mettre fin immédiatement». De son côté, Pékin regrette l'action de l'UE, estimant avoir toujours agi «avec prudence et retenue pour préserver l'équité et le libre-échange».

Influenza: les volailles mises à l'abri sur le littoral, du Mont Saint-Michel à la Vendée

Dans l'ouest du pays, les pouvoirs publics ont mis en place une zone littorale à protection renforcée contre l’influenza aviaire pour protéger les élevages d’un risque de contamination par des oiseaux marins. Dans cette bande de 20 km de large longeant la Manche et l’océan Atlantique, du Mont-Saint-Michel jusqu’au sud de la Vendée, les mesures de protection imposées correspondent à celles d’un risque «élevé». Ce sont, comme le résume un communiqué de la Draaf des Pays de la Loire (préfecture), la mise à l’abri des volailles, l’interdiction d’organiser des rassemblements de volailles et de faire participer des oiseaux originaires de cette zone à des rassemblements organisés dans le reste du territoire, ainsi que des «autorisations limitées» concernant les transports et lâchers de gibiers à plumes et d'appelants. La Draaf ligérienne justifie l’établissement de cette zone littorale par la contamination récente de trois élevages, en Ille-et-Vilaine (élevage multi-espèces le 12 août), dans le sud du Morbihan (élevage de dindes le 20 août) et dans le Finistère (élevage multi-espèces le 2 septembre). Trois foyers qui ont «très probablement pour origine un contact direct ou indirect avec la faune sauvage locale sédentaire». Les arrêtés préfectoraux des départements concernés sont sur le modèle de l’arrêté vendéen.

Lait bio: la production est en recul de 5% au premier semestre 2024

La collecte de lait bio a baissé de 5% au premier semestre 2024, «avec un recul de 6,5% au pic de collecte en mai», informe une note de conjoncture du Cniel (interprofession laitière) publiée le 23 septembre. «Sur un an, la collecte est retombée à 1,2 milliard de litres, deux ans après avoir flirté avec la barre des 1,3 milliard de litres à son maximum», indique le Cniel. En 2023, la production avait déjà reculé de 4,5%, soit la première baisse de collecte de lait bio en France depuis 2008. À noter que «le rythme de baisse de la production pourrait légèrement diminuer dans les prochains mois», d’après une enquête réalisée par le service économique de l’interprofession auprès des opérateurs. En 2024, les arrêts d’activité restent soutenus en lait bio (-5%) et «le nombre de points de collecte est repassé sous la barre des 4000». «Ce sont presque 10% des producteurs qui ont stoppé leur activité lait bio depuis deux ans», souligne la note. La moitié est repassée en conventionnel, l’autre a arrêté la production laitière. Le prix réel payé aux producteurs est «parfaitement stable» sur un an en 2024 (à 520 €/1000 l), après une hausse de 5% en 2023. Côté consommation, les ventes de produits laitiers bio diminuent en grandes et moyennes surfaces pour la quatrième année de suite.

Distribution: Intermarché, Auchan et Casino s’allient à l’achat dans Aura Retail

Les distributeurs alimentaires Intermarché-Netto, Auchan et Casino annoncent, le 23 septembre, la concrétisation de leur alliance à l’achat pour dix ans, annoncée au printemps, avec la création d’Aura Retail. Pour les achats alimentaires, l’alliance sera composée de trois centrales d’achats pilotées par Intermarché. La première, «Aura Retail achats alimentaires», négociera avec «près de 200 industriels de marques nationales» pour les trois enseignes depuis Massy (Essonne). La deuxième, «Aura Retail international food services», sera basée à Bruxelles (Belgique) pour négocier «auprès des plus grands groupes industriels multinationaux des prestations de services internationaux». Cette centrale «offrira des synergies dans les nombreux pays européens d’implantation des partenaires», expliquent les distributeurs. Enfin, «Aura Retail private label» sera consacrée aux produits sous marque de distributeur (MDD). Les trois enseignes feront «des appels d’offres communs», précise le communiqué. Cette troisième centrale d’achat sera basée à Massy. Deux autres structures ont été créées pour les achats non alimentaires. Dans un communiqué d’avril, les distributeurs déclaraient vouloir «pérenniser et développer des partenariats avec le monde agricole et les acteurs industriels français sur le long terme».

Œufs/ovosexage: les GMS réaffirment leur volonté de financement sur la base d’Egalim

La FCD et la FCA Alimentaire (Intermarché et E.Leclerc), représentant respectivement la grande distribution généraliste et le commerce coopératif et associé, demandent publiquement que le dispositif d'ovosexage dans la filière ponte soit intégré dans le coût de production des œufs. La FCA Alimentaire se fait la porte-parole du collège distribution de l'interprofession des œufs CNPO à travers un communiqué diffusé le 23 septembre. Elle y réaffirme «l'engagement de la grande distribution dans la filière avicole, et plus particulièrement sur la question du bien-être animal», alors qu’un communiqué de la CFA (producteurs, FNSEA) provoque les distributeurs en demandant si elle souhaite revenir au broyage des poussins mâles. La grande distribution fait part officiellement de sa position, déjà exprimée dans le cadre interprofessionnel, «que tous les circuits de distribution participent désormais au financement de cette avancée en matière de bien-être animal», et appellent à «une solution commune, dans l'intérêt de tous», producteurs, distributeurs et consommateurs. Alors qu’un nouveau dispositif de financement de l’ovosexage doit relayer le précédent à la fin novembre, aucun compromis n’est ressorti du salon Space.

Vin: les producteurs de crémant veulent allier croissance en volume et montée en gamme

Dans un marché du vin globalement en baisse, les producteurs de crémant veulent allier croissance en volume et montée en gamme, a indiqué le 23 septembre leur fédération. Si le nouveau président Dominique Furlan ne fixe «pas d’objectif de volume», l’idée est de «suivre la demande du marché, sans jamais oublier la valorisation». Les ventes de crémant affichent «une croissance régulière» en volume ces dernières années, de 5,7% en 2023 (après 7,1% en 2022) pour atteindre 108 millions de bouteilles. Cette tendance perdure en 2024, avec une progression de 5% sur les huit premiers mois en grande distribution, selon les chiffres de la Fédération des producteurs et élaborateurs de crémant. «Le crémant est perçu comme un produit de qualité», analyse Dominique Furlan. Son succès est tel qu’il pèse désormais 17% de la production de vin en Val de Loire (contre 8,5% il y a dix ans), 10% en Bourgogne (contre 9%), ou encore 2% dans le Bordelais (contre 0,5%). La fédération observe une situation qui «se rapproche d’un optimum» en termes de volume, «sans problème de surstocks ni de sous-stocks». «Notre préoccupation, c’est la valorisation», considère Dominique Furlan. Une montée en gamme s’opère, par le biais de cuvées millésimées, à vieillissement plus long, issues de mono-cépage ou avec un parcellaire identifié.

Évènementiel: plus de 101 000 visiteurs au Space, fréquentation en hausse de 12%

Le Space (salon des productions animales) a accueilli 101 757 visiteurs en 2024, dont 12 534 internationaux de 120 pays différents, soit une fréquentation en hausse de 12% par rapport à 2023, indiquent ses organisateurs dans un communiqué le 23 septembre. «Cette affluence est un record sur trois jours de salon et reflète la densité exceptionnelle de cette édition», soulignent-ils. Du 17 au 19 septembre, 1210 exposants ont été présents au Parc des expositions de Rennes, dont 370 internationaux de 37 pays. Les échanges avec les professionnels ont été «très qualitatifs grâce à une conjoncture économique favorable dans les filières d’élevage de l’ouest», rapportent les organisateurs. «De l’avis général des exposants, les visiteurs sont venus à leur rencontre sur les stands avec de nombreux projets», complètent-ils. Malgré la pression sanitaire liée aux épizooties de MHE (maladie hémorragique épizootique) et FCO (fièvre catarrhale ovine), les présentations animales et concours ont pu avoir lieu dans un «cadre sanitaire strict», grâce à une dérogation des autorités. La prochaine édition du Space aura lieu du mardi 16 au jeudi 18 septembre 2025 au Parc Expo de Rennes.