Agrafil du 1er juin 2022

hero

Ukraine : une réunion Russie/Turquie pour faciliter les exportations de céréales

Alors que les ports de la mer Noire sont bloqués en raison de la guerre en Ukraine, le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov devrait se rendre en Turquie le 8 juin «pour discuter de l’instauration de corridors sécurisés pour le transport de céréales, c’est la question la plus importante» a annoncé le 31 mai son homologue turc Mevlüt Cavusoglu. Avant de préciser que la Turquie entend créer dans ce cadre, «un centre d’observation des corridors à Istanbul». La veille, le président russe Vladimir Poutine avait expliqué, lors d’un entretien téléphonique avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, vouloir travailler avec Ankara à la libre circulation des marchandises en mer Noire, y compris des céréales provenant d'Ukraine. Sur cet enjeu, le président français Emmanuel Macron a annoncé le 31 mai à l’issue du Conseil européen, avoir proposé à Vladimir Poutine le vote d’une résolution des Nations unies pour lever le blocus du port ukrainien d’Odessa et ainsi «donner un cadre très clair à cette opération .

Lait: Lactalis mis en examen dans une affaire de falsification de denrées alimentaires

La société Lactalis Ingrédients, filiale du groupe Lactalis, a été mis en examen pour escroquerie, tromperie et fraude dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour falsification de denrées alimentaires à la suite de la plainte d’un client, a appris l’AFP, le 31 mai. Une information confirmée par le géant de l’agroalimentaire qui précise que cette mise en examen est intervenue en avril «dans le cadre d'un litige commercial de 2017 avec la société Serval portant sur la fourniture d'un ingrédient pour l'alimentation animale». La société Serval, implantée dans les Deux-Sèvres, est spécialisée dans l’aliment d’allaitement pour veaux, agneaux et chevreaux. Fin 2018, elle avait déposé plainte contre Lactalis Ingrédients pour «escroquerie, falsification de denrées alimentaires et tromperie sur la nature, l'espèce, l'origine, les qualités substantielles, la composition ou la teneur en principes utiles de toutes marchandises». Selon l’entreprise deux-sévrienne, son fournisseur lui aurait livré pendant plusieurs années un lactosérum de mélange et non de vache. «Ce produit serait composé de lactosérum et de perméat, sous-produit laitier d'un taux de protéine nul et contenant une faible proportion de matière azotée non protéique, la principale étant l'urée», indiquait une source judiciaire en 2019.  

Porc: premier apporteur, Evel’Up annonce son retrait du Marché du porc breton

Evel’Up, le 2e groupement de producteurs français (700 éleveurs pour 3,7 millions de porcs) a annoncé, dans un communiqué du 30 mai, qu’il ne présentera plus d’animaux au Marché du porc breton (MPB) à partir de la prochaine cotation du jeudi 2 juin. La raison? «L’absence (…) de réaction de la quasi-totalité des organisations de production» à son appel lancé le 5 mai pour qu’elles présentent au moins 15% de leur production au marché de Plérin (Côtes-d’Armor). Evel’Up «s’engage à représenter» ses porcs quand les groupements répondront favorablement à son appel. Aujourd’hui, le MPB fixe le prix de référence par la vente au cadran de 27 000 porcs par semaine en moyenne. Evel’Up et Porelia en apportent les deux tiers, sept autres groupements fournissant le reste. Si les 15% d’apport étaient respectés, le MPB fonctionnerait avec 35 000 porcs par semaine. «Ce désintérêt collectif entérine le renoncement à défendre conjointement une vraie cotation et un véritable revenu pour l’ensemble des éleveurs», ajoute la coopérative, évoquant «un simulacre de marché». Cependant, il n’est pas sûr qu’Evel’Up puisse dénoncer sa participation au MPB: le groupement est signataire de la convention de marché, qui l’oblige à respecter trois mois de préavis avec 93% des apports sur la moyenne des 12 derniers mois avant d'en sortir. (Franck Jourdain)

Viande bovine: l’OIE reconnaît le statut «négligeable» de la France pour l’ESB

«Le statut de la France en matière de risque d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) a été reconnu comme négligeable», a annoncé l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) le 27 mai. «Ce changement entrera en vigueur au niveau de l'UE après la mise à jour de la décision (CE) 2007/453 de la Commission européenne», précise Culture Viande dans un communiqué du 31 mai. La fédération de l’abattage-découpe demande au ministère de l’Agriculture «d’intervenir pour une rapide publication». Et de rappeler que le niveau «négligeable» constitue le «meilleur statut sanitaire possible» pour l’ESB. Ce nouveau statut permettra de «restaurer et d’ouvrir de nouveaux marchés à l’exportation», espère le président de Culture Viande Gilles Gauthier, ainsi que de «réduire la liste des matériels à risque spécifiés (MRS)» (tissus et abats voués à la destruction). «Nous continuerons néanmoins à prendre des mesures de surveillance vis-à-vis du risque ESB, en maintenant des tests ESB sur carcasses, et par sécurité, le retrait de la chaîne alimentaire des MRS restants», assure la fédération. La France était précédemment classée en risque «maîtrisé», et l’âge de naissance du dernier cas d’ESB connu remonte à avril 2004, rappelle Culture Viande.

Climat: l'UE surestime son action climatique, en particulier pour la Pac

L’UE surestime la part du budget qu’elle consacre réellement à des actions climatiques et en premier dans le cadre de la Pac, estime la Cour des comptes européenne dans un rapport publié le 30 mai. Selon elle, ce sont pas 216 milliards d’euros, soit 20,1% des dépenses du budget européen 2014-2020, qui ont été dévolus à la lutte contre le changement climatique mais plutôt 144 milliards d’euros soit 13% des dépenses. Sur les 72 milliards € surestimés, plus de 80% (soit près de 60 milliards €) proviennent de financements agricoles. Les principales mesures critiquées par la Cour sont la conditionnalité des aides directes (surestimation probable de 17,5 Mrd€) du fait notamment d’un dispositif de sanctions trop laxiste et les paiements en faveur des zones soumises à des contraintes naturelles (surestimation de 16,1 Mrd€) qui ne participent pas à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Et pour la période 2021-2027, les auditeurs de la Cour des comptes craignant que ces problèmes subsistent, d’autant que l’objectif en matière de dépenses de la Pac consacrées au climat est passé à 40%.

HVE : l’accès aux écorégimes dès 2023 reste à confirmer (CNCE)

Dans le cadre de la future Pac, il n'est pas encore garanti que les exploitations certifiées HVE aient accès à l’écorégime de niveau 2 dès le 1er janvier 2023, apprend Agra Presse auprès de plusieurs membres de la Commission nationale de la certification environnementale (CNCE). Alors que la révision du cahier des charges HVE et les textes d’application correspondants ne devraient pas être validés avant octobre, les organismes certificateurs devront ensuite mettre leurs référentiels à jour, et la plupart des exploitants ne seront pas audités avec le nouveau référentiel avant la date butoir fixée par la DGPE en mai 2023. «L’articulation entre l’actuel référentiel de la certification HVE et l’accès à l’écorégime en 2023 reste à préciser», explique Patrick Falcone, président de la CNCE. «Julien Denormandie a retardé cette révision que nous demandions de longue date, ce seront les agriculteurs qui en payeront les frais», déplore Thierry Jacquot, porte-parole de la Confédération paysanne. La solution pourrait venir d’une dérogation temporaire pour tolérer l'application de l'ancien cahier des charges, sur laquelle le nouveau ministre de l'Agriculture Marc Fesneau ne s’est pas encore prononcé. «Les choses n’ont pas encore été éclaircies, mais il n’y a aucune raison de penser que nous ne trouverons pas de solution raisonnable», tempère Jean-Jacques Jarjanette, président de HVE Développement, comptant sur «la sagesse du ministre».

Guerre en Ukraine: Bruxelles approuve 150 M€ de prise en charge des cotisations MSA

La Commission européenne a donné son feu vert à la France, le 17 mai, pour consacrer 150 millions d’euros à la prise en charge partielle des cotisations sociales des entreprises agricoles affectées par la guerre en Ukraine, selon un communiqué de la MSA du 24 mai. Cette enveloppe vise à «couvrir une partie de l’augmentation des coûts» subie par les agriculteurs et les employeurs agricoles, depuis le début de l’invasion russe en territoire ukrainien. Le montant maximal de la prise en charge est fixé à 3 800 € par entreprise. «Après instruction des demandes, les aides octroyées feront l’objet de notifications qui seront envoyées le 31 décembre 2022 au plus tard», précise le communiqué. En attendant, les entreprises ayant des difficultés à s’acquitter de leurs cotisations et contributions sociales peuvent demander à la MSA un report de paiement – sauf pour les contributions de santé et prévoyance. Attention, prévient toutefois la MSA sur son site web: obtenir un report «ne préjuge pas» du bénéfice ni du montant de la prise en charge à venir. 

Législatives: les nouvelles personnalités «agricoles» parmi les candidats LR

Ancien vice-président des Jeunes Agriculteurs (JA) de 2016 à 2020, Baptiste Gatouillat est candidat Les Républicains (LR) aux élections législatives dans la troisième circonscription de l'Aube, historiquement tenue par la droite, notamment par François Barouin pendant deux décennies. Parmi les autres nouvelles personnalités «agricoles» de la liste LR (voir notre liste mise à jour), se dégagent notamment: Olivier Sohler, directeur du syndicat des crémants d'Alsace et candidat dans la 5e circonscription du Bas-Rhin; Bertrand Giraud, agriculteur, dans la 3e circonscription de Charente-Maritime; Charlotte Fougère, conseillère en œnotourisme dans la 5e circonscription de Côte-d'Or; Jean-Paul Prigent, éleveur et élu Sodiaal dans la 4e circonscription des Côtes-d'Armor; Jean-Pierre Taite, vice-président à l'agriculture de la région Aura, dans la 6e circonscription de Loire; Maxime Buizard-Blondeau, ancien président départemental des JA, dans la 5e circonscription du Loiret; et enfin l'eurodéputée Anne Sander (8e, Bas-Rhin). À noter, enfin, la candidature de l'ancienne élue Coordination rurale Catherine Laillé (retraitée), au titre du Mouvement pour la ruralité, qu'elle préside.

Elevage : la ville de Paris vise deux repas végétariens par semaine dans ses cantines

La Ville de Paris veut imposer deux repas végétariens par semaine et une alternative végétarienne pour les trois autres jours dans ses restaurants collectifs d'ici 2027, un horizon trop lointain pour les alliés écologistes de la maire PS Anne Hidalgo. «L'objectif, c'est 40% d'alimentation végétarienne dans la restauration collective parisienne», a expliqué à l'AFP l'adjointe (PS et apparentés) à l'alimentation durable, Audrey Pulvar, qui doit présenter le 31 mai son plan pour les cinq prochaines années. Parmi les 21 gestionnaires de ces 1.300 cantines parisiennes (scolaires mais aussi restaurants solidaires, Ehpad, personnel de la Ville...) qui servent 30 millions de repas par an, «tous ne sont pas au même niveau d'avancement», explique Mme Pulvar. Les élus écologistes réclament eux une mise en place de cette mesure dès début 2023 et demandent un «calendrier précis de mise en oeuvre du plan». «Plus tôt (les gestionnaires) y arrivent, mieux c'est", leur répond l'ancienne journaliste pour qui l'objectif de cette mesure est triple: «réduire l'empreinte carbone de la Ville», «mieux respecter la diversité des régimes alimentaires» et «dégager des marges de manoeuvre financière pour que les gestionnaires puissent acheter pour les autres repas carnés des aliments de meilleure qualité». Pour l'ex-candidate du PS aux élections régionales, les économies réalisées avec un moindre recours à la viande peuvent en effet permettre d'«acheter une viande française de meilleure qualité».

Prairies: la pousse 2022 ralentit en mai, mais reste «proche de la normale»

D'après les données récoltées le 20 mai 2022, la production nationale cumulée des prairies permanentes a «fortement ralenti» sur le mois écoulé, mais reste «proche de la normale» (période 1989-2018), rapporte le ministère de l'Agriculture dans une note parue le 31 mai. «Après un redémarrage rapide de la pousse d’herbe à la sortie de l’hiver, la sécheresse a fortement ralenti la pousse de l’herbe», résument les analystes. Ainsi l'excédent est-il passé de 24% en avril à 2% en mai. Des différences subsistent au niveau régional: «La situation s’est détériorée dans la plupart des régions, notamment dans le Sud-Est», constate le ministère, mais «la production demeure encore excédentaire dans le Centre-Est et le Nord-Ouest.» Aussi, il est constaté un déficit «supérieur à 25% dans 12% des régions fourragères, presque toutes situées dans le quart Sud-Est», et à l’inverse, un excédent «d’au moins 25% dans seulement 8% des régions fourragères du Centre-Est et Nord-Ouest.»

Ukraine : 72 % des contrats blés français détenus par des «spéculateurs» (ONG)

La spéculation sur les marchés des céréales «est le principal facteur explicatif de l’explosion des cours», affirme Valentin Brochard, chargé de plaidoyer souveraineté alimentaire au sein du CCFD-Terres solidaires à l’occasion d’une conférence de presse le 31 mai aux côtés de nombreuses autres ONG. Les associations s’appuient sur un rapport publié début mai par l’ONG Lighthouse report. Selon celui-ci, la part de contrats à terme détenue par les banques et fonds d’investissement ou les institutions financières sur le marché parisien du blé serait passée de 23% en mai 2018 à 72% en avril 2022. Un phénomène déjà observé lors de la crise alimentaire de 2008-2009, comme le rappelle un autre rapport publié en mai par l’IPES-Food et cité par les ONG. Les associations demandent donc de mieux réguler le marché international, mais également de maintenir les ambitions environnementales européennes et française. En plus du maintien de l’obligation des jachères, du développement des protéines végétales, ou de l’accélération de la transition vers le bio, «il est possible à très court terme de réduire les cheptels des élevages les plus intensifs en jouant sur le renouvellement», assure Elyne Etienne, chargée de campagne agriculture au sein des Amis de la Terre. Autant de propositions qui, assurent les ONG, seraient «sur la table des ministres».

Photovoltaïque: en Gironde, Engie et Neoen confirment leur projet de parc géant

Engie et Neoen vont «poursuivre le développement» dans sa quasi-intégralité du plus grand projet de parc photovoltaïque de France, baptisé Horizeo et prévu en Gironde malgré une forte opposition locale, ont-ils annoncé le 31 mai à Bordeaux, lors d'une conférence de presse organisée après plusieurs mois d'échanges coordonnés par la Commission nationale du débat public (CNDP). Ce projet d'un coût initial d'un milliard d'euros prévoit notamment l'installation d'un parc solaire d'une puissance d'un gigawatt - qui générerait l'équivalent «d'un cinquième à un quart» de la production électrique d'un réacteur nucléaire - sur 1.000 hectares de surface boisée dans la commune de Saucats, à 20 km au sud de Bordeaux dans la forêt landaise.  Horizeo se heurte localement à un arc d'opposition hétéroclite - riverains, syndicats sylvicole, agricole et viticole, chasseurs et associations environnementales -, opposé à son gigantisme et craignant des répercussions sur la biodiversité ou l'augmentation des risques d'incendies et d'inondations. Autour du parc, la création de batteries de stockage d'électricité et d'une surface associant cultures agricoles et production d'électricité solaire sera maintenue, tandis que la construction d'un centre de données sera déplacé "hors du périmètre" et que celle d'une unité de production d'hydrogène vert est remise en question, ont détaillé les porteurs du projet.

Coopératives: Terrena dévoile ses objectifs en bio, Siqo et «Nouvelle agriculture»

À l’occasion de son assemblée générale le 31 mai, le groupe coopératif Terrena a détaillé les ambitions qu’il nourrit pour ses filières différenciées (bio, signes de qualité, marque «La Nouvelle agriculture»). Après une bonne année 2021, le géant de l’Ouest (5 Mrd€ de chiffre d’affaires) entend doubler ses ventes de produits bio d’ici 2025, en poursuivant l’accompagnement des conversions et en visant un «développement robuste en cohérence avec les marchés». Avec 138 M€ de chiffre d’affaires en 2021 (+24% en un an), Terrena se revendique «première organisation agricole bio en France». À horizon 2025 également, le groupe d’Ancenis (Loire-Atlantique) compte tripler les ventes en grandes surfaces de produits sous la bannière «La Nouvelle agriculture» (61 M€ en 2021, +19%). Ses projets pour la marque ? «Mettre en avant les thématiques de l’éthique, de la juste rémunération des producteurs, de l’autonomie protéique, de l’économie circulaire et du climat», avance Pascal Balle, membre du bureau de Terrena. Galliance, la branche volailles du groupe, est particulièrement concernée par la montée en gamme, avec la mise en service du nouvel abattoir d’Ancenis prévue pour le deuxième semestre 2022. Cet outil ultramoderne à 43 M€ sera spécialisé dans les productions alternatives (bio, Label rouge et «La Nouvelle agriculture»).

Social: le capital décès pour les proches de non-salariés s'élève à 3 539 € (JO)

Le montant du capital décès attribué aux proches de non-salariés agricoles s’élève à 3 539 € pour l’année 2022, selon un décret paru le 3 mai au Journal officiel (JO). Le droit à un capital décès forfaitaire -qui existait déjà pour les familles de salariés agricoles- a été élargi aux ayants droit des non-salariés (chefs d’exploitation et d’entreprise agricoles, aides familiaux, associés d’exploitation, collaborateurs d’exploitation ou d’entreprise agricole) par la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2022. Pour y prétendre, ces derniers doivent être affiliés au régime des non-salariés agricoles depuis au moins un an. Le montant est versé en priorité aux personnes étant à la charge effective, totale et permanente du non-salarié au jour de son décès. Si plusieurs personnes peuvent «se prévaloir du droit de priorité», ou si aucune priorité n’est invoquée dans un délai de «deux mois» après le mois du décès, le capital «est versé par ordre de préférence au conjoint ou au partenaire d’un pacte civil de solidarité, aux enfants, aux ascendants et à défaut, à toute personne qui était à la charge effective, totale et permanente au jour du décès», précise le décret.

Syndicalisme: en congrès, les JA rencontrent M. Fesneau à huis clos

À son congrès, qui s’est ouvert le 31 mai au Havre, le syndicat Jeunes agriculteurs a rencontré le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau à huis clos. Le ministre étant candidat aux élections législatives, et donc soumis à un devoir de réserve, aucune annonce n’a été faite. Mais parmi tous les dossiers que veulent porter les JA (installation, transmission, enseignement agricole et innovation), dans la future loi d’avenir promis par Emmanuel Macron durant la campagne de l'élection présidentielle, il en est un qui ressort, la transmission, qu’ils considèrent comme un «angle mort» de la politique agricole actuelle, ont-ils expliqué à Agra presse. «Nous avons particulièrement souhaité des assurances sur l’avenir de la démographie agricole française dans les années qui viennent», alors que la moitié des agriculteurs auront atteint l’âge de la retraite en 2030, a indiqué le porte-parole des JA.