Philippe Bizien, le président du groupement d'éleveurs Evel’Up, numéro 2 de la production porcine en France, demande à «chaque organisation de producteurs (OP) d’apporter au minimum 15 % de (leur) production hebdomadaire» au Marché du porc breton (MPB) pour «relancer la dynamique collective», a-t-il fait savoir par communiqué le 5 mai. «Nous sommes au bout d’un système», écrit-il. 80% des 28 000 à 30 000 porcs présentés chaque semaine aux quatre abatteurs inscrits au MPB proviennent, selon lui, de deux groupements alors qu’il y en a neuf en Bretagne. «Aujourd’hui, le MPB ne fonctionne plus, estime Philippe Bizien : il ne suit plus les pics saisonniers, à l’inverse des marchés étrangers, qui savent faire profiter à leurs éleveurs des dynamiques du marché du porc.»
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