Pac: le Dialogue stratégique recommande de mieux cibler les aides
Les conclusions du Dialogue stratégique sur l’avenir de l’agriculture qui doivent servir de base à la feuille de route de la nouvelle Commission européenne, ont été remises le 4 septembre à la présidente Ursula von der Leyen. Ce travail lancé au mois de janvier en réponse aux manifestations agricoles, a abouti à plus de vingt recommandations adoptées à l’unanimité par les parties prenantes (organisations agricoles, ONG, industriels, associations de consommateurs…). Il est notamment proposé de mieux cibler les aides de la Pac en s’écartant des soutiens à l’hectare et les orienter vers les exploitations qui en ont le plus besoin: petits producteurs, jeunes agriculteurs, nouveaux entrants dans le secteur, zones soumises à des contraintes naturelles, exploitations mixtes… Il est également suggéré de créer un fonds de restauration de la nature ainsi qu'un fonds de transition juste pour l'agroalimentaire, financés en dehors de la Pac, pour soutenir les investissements pendant une période limitée, mais suffisamment longue, afin de permettre la transition vers la durabilité. Lors d’une conférence de presse, Ursula von der Leyen a confirmé que ce rapport alimenterait la vision pour l’agriculture qui sera dévoilée durant les 100 premiers jours du mandat de la nouvelle Commission (probablement vers le mois de mars).
Dialogue stratégique sur l’agriculture : des réactions positives unanimes
Le rapport du dialogue stratégique sur l’avenir de l’agriculture de l'UE, publié le 4 septembre, a suscité l'unanimité chez les parties prenantes du secteur où chacun y voit le moyen de faire avancer ses intérêts. Parmi les professionnels de l’agriculture, les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) se sont félicitées de l’adoption de ce document, soulignant le changement de méthode et appelant à l’utiliser comme une base pour construire «une vision plus équilibrée et stratégique de l'agriculture et de l'alimentation». Sentiment partagé par les jeunes agriculteurs européens (CEJA) qui se réjouissent du caractère central de la question du renouvellement des générations. Pour Via Campesina, cette synthèse comprend «des progrès positifs et importants dans certains domaines clés de la transition agricole» nécessitant toutefois davantage de mesures concrètes. Du côté des ONG, le bureau européen de l’environnement (EEB) note un «consensus historique» qui appelle un changement pour l'alimentation et l'agriculture de l'UE, «en se concentrant sur les résultats plutôt que sur les pratiques». Enfin, les organisations de consommateurs de l’UE (BEUC) mettent en avant «des résultats prometteurs» qui invitent «à faire du choix alimentaire sain et durable une option facile pour les consommateurs».
Importations ukrainiennes: l’UE consulte en vue du réexamen de la libéralisation tarifaire
La Commission européenne a publié, le 3 septembre, un appel à contributions pour une durée de quatre semaines (jusqu’au 1er octobre) dans le cadre du réexamen de la libéralisation tarifaire issue de l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine. Cette procédure de réexamen, attendue par les organisations professionnelles, est prévue par l’article 29 de l’accord d’association. Il s’agit surtout d’un des engagements pris par la Commission européenne lors du renouvellement des mesures commerciales autonomes. Par le biais de cette procédure, Bruxelles souhaite accélérer et élargir le champ d'application de l'élimination mutuelle des droits de douane dans le cadre de l'accord d'association UE-Ukraine. Des discussions sont d’ailleurs en cours entre les parties. L’objectif est «d’offrir une sécurité économique et un cadre stable tant à l’Ukraine et à l’UE qu’à leurs agriculteurs et entreprises». L’aboutissement du processus est attendu d’ici le deuxième trimestre de 2025 et viendra remplacer les mesures commerciales autonomes qui arriveront à échéance le 5 juin 2025.
Nouveau gouvernement: la Coopération agricole liste ses priorités, «compétitivité» en tête
À l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, le 4 septembre, la Coopération agricole (LCA) a présenté sa vision d'une «stratégie alimentaire conquérante», listant ses propositions dans la perspective de la nomination prochaine d’un nouveau gouvernement. Son président Dominique Chargé insiste d’abord sur la «compétitivité» des industries alimentaires, invitant à réduire «le poids de la fiscalité» et le «coût global de la main d’œuvre». Il demande au nouveau gouvernement de «reprendre» la mise en œuvre du fonds public-privé d’aide aux industries alimentaires de 500 millions d’euros, promis en mars 2023 et «bloqué» malgré la parution d’un arrêté permettant à l’État de l’abonder en juin. Pour accompagner les agriculteurs dans les «transitions», l’organisation espère obtenir rapidement une révision de la séparation vente-conseil pour les produits phytosanitaires, dossier sur lequel elle avait «bien avancé avec le gouvernement démissionnaire». Dans cette même perspective, elle demande «la mise en place d’un fonds de transition agroécologique» et veut «aller plus loin sur les paiements pour services environnementaux». Enfin, LCA regrette que le projet de budget pour 2025 prévoie une baisse des crédits alloués à la Planification écologique. «Ce n’est pas une bonne nouvelle», notamment pour «le fonds de transition agroécologique» que LCA souhaiterait voir mis en place, explique Dominique Chargé.
Inflation: LCA appelle à «adapter la production» à l’orientation de la consommation
Constatant un changement «durable» dans les modes de consommation et une «hausse des importations» pour y répondre, le président de la Coopération agricole (LCA) Dominique Chargé a appelé, lors de la conférence de presse de rentrée de l’organisation, le 4 septembre, à «adapter l’offre de production à la demande des marchés». «Les Français achètent moins et moins cher malgré le ralentissement de l’inflation», explique-t-il, avec un essor des produits de marque de distributeur et «un effondrement» du bio. Il relève aussi le succès de la restauration hors domicile et notamment des produits de «snacking», comme les sandwichs. Or, «notre agriculture n’est pas adaptée à ces nouveaux usages», affirme-t-il. «L’évolution de la consommation accélère les importations de produits étrangers et marque le dépositionnement des produits français, notamment en termes de compétitivité-prix», assure Dominique Chargé. Les importations françaises de produits agricoles et agroalimentaires ont augmenté de 3% en 2023, selon les chiffres des Douanes. Près d’une volaille sur deux consommée en France est importée (44% en 2023, +10% en trois ans, d'après les données des Douanes). LCA appelle à «reconquérir les productions d’entrée et de cœur de gamme». «Dès qu’on parle d’agrandir des élevages pour répondre à la hausse de la demande, on fait face à une levée de boucliers», déplore Dominique Chargé.
Consommation : huit mois d'achats alimentaires réduits en 2024 (FCD)
Le ralentissement de l’inflation n’incite pas à consommer davantage, observe la FCD (grande distribution) dans sa note de conjoncture de septembre. En moyenne sur les huit premiers mois de 2024, les prix alimentaires à la consommation sont supérieurs de 1,9% à ceux de la même période en 2023, relèvent les distributeurs. La consommation à domicile est en recul de 1,3% (sur les sept premiers mois seulement) en volume. «Les prix restent globalement élevés et les arbitrages des ménages se poursuivent», commente Isabelle Senand, directrice des études, sur Linkedin. Dans les GMS, la croissance des ventes en valeur des produits de grande consommation (PGC et frais en libre-service) recule au gré de l’inflation, «mais, plus inquiétant, les volumes ne redémarrent pas», souligne l’économiste de la FCD, qui signale des difficultés persistantes pour les viandes de boucherie, les produits bios et les produits de la mer. Certains segments sont au contraire en progression: la volaille, les œufs et une partie des produits laitiers (à l’exception du lait liquide). Quant à la consommation en restauration commerciale et collective concédée, la croissance se tasse en 2024 après la poursuite du rebond d’après Covid: elle est de 1,9% par rapport au premier semestre de 2023.
Bovins/MHE: le vaccin Hepizovac déjà disponible, en sus de la vaccination publique
Le vaccin Hepizovac contre la maladie hémorragie épizootique (MHE) est «disponible aujourd’hui chez Serviphar» (prestataire logistique), a annoncé Céline Cotrel, de Ceva Santé animale lors d’une visioconférence le 4 septembre. Les vétérinaires peuvent donc commander ce vaccin, qui sera dans ce cas à la charge des éleveurs. Une démarche distincte de la campagne de vaccination annoncée le 30 août par le ministre de l’Agriculture: l’État va commander et payer deux millions de doses du même vaccin, permettant de protéger un million de bovins. Les pouvoirs publics et la filière doivent encore élaborer une stratégie vaccinale pour cette campagne publique. «On espère en connaître les détails durant la semaine du Space» (du 16 septembre), a indiqué Céline Cotrel. Produit par l’espagnol CZ Vaccines, le vaccin Hepizovac a obtenu une autorisation temporaire d’utilisation le 6 août. En France, c’est le groupe Ceva qui a porté ce dossier réglementaire, en plus d’avoir participé au développement (par du conseil scientifique et technique). Ces dernières semaines, les élevages du Sud-Ouest et de l’Ouest sont confrontés à une recrudescence de la maladie. La France a enregistré 344 nouveaux foyers entre le 1er juin et le 29 août, et plus de 4000 cas depuis l’apparition de la maladie en septembre 2023.
FCO: manifestation d'éleveurs des Ardennes devant la préfecture
Des éleveurs des Ardennes ont déposé le 4 septembre devant la préfecture des cadavres de moutons pour protester contre les
«défaillances» de l'Etat face à la fièvre catarrhale ovine, a-t-on appris des organisateurs et de la préfecture. Environ 80 éleveurs impactés par la fièvre catarrhale ovine (FCO) selon la préfecture, 150 selon la Fédération des éleveurs de moutons des Ardennes, ont
participé à cette action coup de poing, déposant quelques carcasses de moutons et celle d'un veau devant le bâtiment. La manifestation s'est déroulée sans incident a indiqué la préfecture, confirmant une information de l'Ardennais. Pour Yohann Sommé, président de la Fédération des éleveurs de moutons des Ardennes, il s'agissait de mettre en lumière le «quotidien dramatique des
éleveurs dû à une défaillance de l'Etat», qui a mis à disposition «trop tard» le vaccin contre la maladie. Dans les Ardennes, «50% de nos animaux sont malades, tous les élevages sont touchés et deux-tiers des animaux malades vont mourir», s'est alarmé M. Sommé. La fièvre catarrhale est présente depuis des années en France, qui a connu plusieurs crises liées aux sérotypes 4 et 8. Le nouveau sérotype 3 de ce virus a été décelé pour la première fois en Europe en septembre 2023, aux Pays-Bas, et de premiers cas ont été confirmés début août en France, avant de se propager à grande vitesse.
Algues vertes: nouveau sanglier retrouvé mort sur une plage bretonne polluée (presse)
Un sanglier a été retrouvé mort sur une plage polluée par les algues vertes dans les Côtes d’Armor, rapporte Ouest-France le 4 août (article payant). La mort a été constatée le 3 septembre par l’OFB et les services techniques locaux sur la plage Saint-Maurice à Morieux, commune déléguée de Lamballe-Armor. C’est sur cette même plage que 36 sangliers avaient été retrouvés morts en août 2011, à la suite de quoi l’Institut national de l’environnement industriels et des risques (Ineris) avait estimé «hautement probable» que ces décès étaient dus aux algues en décomposition, rappelle le quotidien régional. Plus récemment, en octobre, un sanglier mort était découvert sur la plage d’Hillion à 7 km de là, mais sa mort a été déclarée sans suite. Dans le cas présent, la dépouille de 150 kg a été transférée au Zoopole de Ploufagran où des analyses sont en cours. D’après Ouest-France, l’association Halte aux marées vertes a demandé à la préfecture d’être informée au plus vite des résultats de l’autopsie. Elle estime fort probable que la putréfaction des algues vertes «échouées massivement depuis des mois» soit la cause du décès.
Poires : la filière française lance son plan d’action pour reconquérir le marché
Créée au début 2024, la nouvelle commission poire au sein de l’Association nationale pomme poires (ANPP), a présenté son plan d’action à l’occasion du lancement de la campagne fin août. «Le marché n’est auto-approvisionné qu’à hauteur de 50%, voire parfois moins, la poire connaissant une forte alternance et étant sensible aux aléas climatiques», explique Pierre Venteaux directeur de l’ANNP, contacté par Agra Presse. Trois axes sont proposés: développement de l'origine France, mise en avant de la diversité de l'offre, et renouvellement variétal. Un effort sera porté sur l’identification de la poire «Vergers éco responsable» en rayon auprès de la GMS avec préconisation d’implantation, PLV, calendrier variétal, etc. L’objectif étant d’atteindre 100% d'origine France de septembre à décembre. «En amont, un travail sera fait au niveau de la maturité, poursuit Pierre Venteau. Les producteurs proposeront aussi une nouvelle barquette identifié Origine France. Les premiers retours sont encourageants.» Depuis cinq ans, le verger français connaît une nouvelle dynamique: les surfaces de l’ANPP sont passées de 1455 hectares en 2016 à 2633 hectares en 2024. «Ce dynamisme est porté par les nouvelles variétés - Qtee, Angys, Fred, qui représentent plus de 50% des nouvelles plantations», précise le directeur de l’ANPP.
Pommes: nouvel accord sur la qualité de la Granny Smith (interprofession)
Un nouvel accord interprofessionnel, baptisé «Pommes variété Granny Smith – Maturité Qualité», a été récemment signé. Son objet est de «mieux encadrer les pratiques à la récolte et de garantir au consommateur un produit d’une qualité optimale». Les pommes ne pourront être récoltées que si elles satisfont aux exigences de maturation définies par un test de régression de l’amidon, effectué avant la récolte. La moyenne du lot doit avoir un taux de régression de 3 (selon le code amidon CTIFL/Eurofru). La coloration des pépins au moment de la récolte peut aussi être un marqueur de la maturité mais n’exclut pas la nécessité de satisfaire à la condition précédente. Par ailleurs, les fruits dont le calibre en poids est supérieur à 115 g ne pourront être commercialisés qu’à la condition qu’ils aient satisfait aux exigences de qualité définies par un indice réfractométrique de 10° Brix minimum. Ceux dont le poids s’établit entre 90 g et 115 g devront présenter un degré Brix de 9,5. L’interprofession recommande vivement que l’échantillonnage respecte la norme NF V03-200. L’accord est conclu pour une durée de trois ans à compter du 1er janvier 2024 et concerne donc la campagne actuelle.
Blé, maïs, soja: le rebond se confirme sur le marché mondial
Blé, maïs ou soja voient leurs prix augmenter depuis une semaine sur les marchés mondiaux, signe d'un rebond certain des céréales et oléagineux en dépit d'une très brève chute du colza après l'annonce d'une enquête chinoise. Des Bourses de Chicago à Paris, «on a bien un rebond», affirme Jake Hanley, analyste de Teucrium Trading. Le blé a ainsi gagné 3% en huit jours sur Euronext, où la tonne se vendait mercredi à la mi-journée à 220 euros sur l'échéance la plus échangée (décembre). Le maïs poursuivait sa remontée (+7,5% depuis la fin août), à 204 euros la tonne sur l'échéance de novembre. «L'ensemble des marchés rebondissent», tenant compte de divers facteurs dont «un mouvement de rebond technique alimenté par des rachats de fonds d'investissement» après des semaines de forte baisse et «une météo un peu moins idéale sur la Corn Belt américaine où il fait plus sec», a résumé Sébastien Poncelet, analyste chez Argus Media France. Et enfin, a-t-il ajouté, «c'est comme si subitement, le marché du blé se rappelait qu'il y avait une récolte catastrophique en France», premier producteur et exportateur européen de la céréale du pain.
Logiciels de gestion: le français Isagri rachète le suisse Agroplus
Le groupe informatique français Isagri, spécialiste des logiciels de gestion agricoles, annonce dans un communiqué paru le 4 septembre l'acquisition de son homologue suisse Agroplus. L'opération permet à la filiale suisse d'Isagri de «tripler sa clientèle» et d'être présent dans l'ensemble des cantons suisses, assure le groupe français. Présent dans treize pays, Isagri revendique la neuvième place parmi les éditeurs français de logiciels, avec un chiffre d'affaires de 340 millions d'euros et 3000 salariés. Spécialisé dans les logiciels de gestion comptable et parcellaire, en agriculture, viticulture et maraîchage, l'éditeur suisse réalise environ 1 million de francs suisses de chiffre d'affaires (somme proche en euros), avec une présence chez 50% des exploitations agricoles d'au moins 30 ha dans le pays.
Enseignement supérieur: inégalités sociales persistantes dans les écoles agro et véto
Dans un rapport publié le 3 septembre par le ministère de l'Agriculture, le cabinet 1630 souligne les inégalités sociales persistantes dans les écoles d'ingénieurs agro et véto – sans toutefois disposer de séries temporelles longues. Comme dans d'autres grandes écoles d'ingénieurs, les étudiants en agronomie ont majoritairement au moins un parent cadre (environ 60%, contre 50% dans les parcours universitaires des disciplines proches). Sans surprise, les fils et filles d'exploitants y sont plus représentés qu'ailleurs (jusqu'à 13% des candidats admissibles en apprentissage). Ce n'est pas le cas dans la filière vétérinaire, où la part des enfants d'indépendants (dont exploitants agricoles) est «relativement faible» – par ailleurs, la proportion d'enfants de cadres y atteint 70%. La diversité varie beaucoup selon les écoles (41% d'étudiants ayant deux parents cadres à AgroParisTech, contre 21% à l'Engees de Strasbourg) et selon les concours; la voie d'apprentissage est la plus diversifiée, avec la moitié des candidats n'ayant aucun de leur parent cadre. Les deux cursus, agro et véto, se distinguent toutefois par une origine géographique plus diversifiée, avec un peu moins de jeunes issus des grandes aires urbaines qu'ailleurs (85% en agro, contre 91% dans les autres écoles et universités). Sans surprise, ces filières comptent plus de femmes que les autres cursus d'ingénieurs (67% en agro, contre 27% dans les autres écoles), mais autant que l'ensemble des filières science de la vie, biologie, santé (66% de femmes).
Grandes cultures: le nouveau directeur du pôle agricole de Dijon Céréales nommé en interne
Benjamin Boyet a été nommé début septembre directeur du pôle agricole de Dijon Céréales, en remplacement de Christian Loyal, qui fera valoir ses droits à la retraite en fin d’année. Benjamin Boyet occupait au sein de la coopérative le poste de directeur des approvisionnements depuis 2021. Il avait auparavant occupé plusieurs positions au sein de l’union d’approvisionnement Area et de Maïsadour semences. Les approvisionnements s’appuient désormais sur trois responsables marchés: Paco Galloppe pour les engrais, Dominique Gelot pour les productions animales et Ludovic Bourgeois pour les produits phytosanitaires, les semences et les biosolutions.