Viande bovine : deux premières espèces modifiées avec Crispr autorisées aux États-Unis
L’agence de sûreté alimentaire des États-Unis, la Food and Drug Administration (FDA), a donné le 7 mars son feu vert à la commercialisation de deux premières espèces de vaches génétiquement modifiées par la biotechnologie Crispr. La modification génétique de ces bovins leur confère le trait appelé «poil court» qui rend les animaux plus tolérants à la chaleur. Pour la FDA, le produit qui en est issu présente un «faible risque» et ne soulève aucun problème de sécurité sanitaire. Ces deux espèces bovines qui pourraient arriver sur le marché d’ici deux ans rejoignent donc la liste des animaux génétiquement modifiés déjà approuvés par la FDA. À ce jour, de nombreuses espèces modifiées génétiquement d’animaux à des fins non alimentaires sont déjà commercialisées aux États-Unis, et des autorisations ont été accordées à quelques animaux d’élevage: chèvres, poulets, saumons, lapins et dernièrement à une lignée de porcs dont la viande est dépourvue du sucre. Les éleveurs qui produiront ces bovins génétiquement modifiés en utilisant des techniques de reproduction conventionnelles n’auront pas à s’enregistrer auprès de l’agence, précise la FDA.
Conflits de voisinage: la cour d’appel confirme la condamnation d’un éleveur de l’Oise
Après une décennie de procédure, la Cour d’appel d’Amiens a confirmé, le 8 mars, la condamnation d’un éleveur de Saint-Aubin-en-Bray (Oise) à verser 102 000 euros de dommages et intérêts à des voisins se plaignant de nuisances, confirmant le verdict rendu en 2018 par le tribunal de Beauvais qui avait reconnu des «troubles anormaux de voisinages». «Je n’ai pas cet argent sur mon compte. Cela veut dire la fin de mon exploitation», a déclaré l’agriculteur Vincent Verschuere à l’issue du procès, selon des propos rapportés par l’AFP. En 2010, l’exploitant avait investi 600 000 euros pour construire deux hangars (dont une stabulation) sur sa ferme, implantée au cœur du village. La décision de la Cour d’appel n’ordonne pas la démolition de ces deux bâtiments à l’origine du conflit de voisinage, et dont les plaignants avaient obtenu l’annulation du permis de construire en 2013. Cependant, elle impose à l’éleveur de «trouver des solutions techniques» pour réduire les nuisances olfactives et sonores dont se plaignent les riverains. «Cela veut dire retirer les bêtes des hangars», traduit Vincent Verschuere. Cette affaire, très suivie depuis dix ans, suscite l’émoi du monde agricole qui craint que ce procès ne fasse jurisprudence dans les dossiers opposant agriculteurs et riverains.
Soja : exportations brésiliennes vers l’UE en hausse de 1,3 milliard d’euros (Apex)
Dans la synthèse trimestrielle publiée le 9 mars, l’agence Apex-Brazil, organe de promotion du commerce brésilien, indique que ses exportations de soja vers l’Europe ont gagné près de 1,3 milliard d’euros sur un an. «Une forte augmentation de la production de soja brésilien, de 11 % par rapport aux niveaux de 2020, a entraîné une hausse de 28% des exportations vers l’UE pour atteindre 6 milliards d’euros», observe un communiqué. Avec cette augmentation de 1,3 milliard d’euros sur un an, «le soja est le deuxième produit en termes de hausse d’exportation après les minerais métallurgiques», selon l’agence. Une dynamique qui se vérifie même à l’échelle de l’ensemble des secteurs, précise Apex-Brazil, soulignant que les exportations vers l’Union européenne «ont connu une hausse impressionnante de 32 % pour atteindre 30,8 milliards d’euros» pour l’ensemble de l’année 2021, un record inédit depuis 2013. «Du côté de l’UE, la demande était forte pour le soja, le café et l’huile», rappelle le communiqué de presse. Pour le quatrième trimestre 2021, les exportations de soja vers la France ont, elles aussi, augmenté de 30 % en valeur sur un an, pour atteindre 129 millions d’euros.
Fruits: San Lucar lance une gamme de glaces aux fruits en Autriche
La marque internationale de fruits et légumes San Lucar (fruits et légumes frais, frais emballé, smoothies) va lancer une gamme de glaces aux fruits avec morceaux, annonce-t-elle dans un communiqué le 9 mars. Baptisée ‘Farmers ice cream’, cette gamme sera déclinée en cinq saveurs (fraise, framboise, noisette, grenade, et mangue). «Nous allons présenter ce nouveau produit d’abord en Autriche, puis sur d’autres marchés», a précisé l’entreprise par email. Les glaces seront disponibles «dès la mi-mars» sur le marché autrichien, dans les supermarchés Billa et hypermarchés Billa Plus (groupe allemand Rewe). Le nouveau produit est axé sur la naturalité. Les glaces sont élaborées avec des fruits mûris au soleil, et contenus en plus grande quantité que les glaces conventionnelles, assure la marque. Elles sont à la fois «végan», «sans colorant», «sans conservateurs» et «sans exhausteurs de goût». Le groupe dont le siège est situé en Espagne source sa production dans le monde entier (4 000 employés). Il cible historiquement les marchés allemand, autrichien et hollandais, ainsi que le Canada, la Russie et le Moyen-Orient.
Emploi: Pôle emploi continuera de publier les annonces de l'Anefa
Pôle emploi et l’Association nationale pour l’emploi et la formation en agriculture (Anefa) ont renouvelé leur partenariat durant le Salon de l’agriculture, annonce un communiqué commun le 9 mars. Cet accord vise à «satisfaire les besoins de recrutements» sur les postes saisonniers et pérennes en agriculture, «et particulièrement ceux (…) jugés difficiles». Les deux organisations comptent améliorer la «connaissance réciproque» des offres de services destinées aux recruteurs, à tous les niveaux : local, départemental, régional et national. Pôle emploi s’est engagé à continuer à publier de manière «automatisée» et «en masse» les offres d’emploi partagées sur le site de l’Anefa, via l’API de Pôle emploi (application de recherche d’emploi personnalisée avec mise à jour en temps réel, NDLR) et via la plateforme européenne de recrutement Eures (qui facilite la mobilité des travailleurs, NDLR). En outre, les deux organisations ont convenu de favoriser l’insertion des jeunes, l’alternance, et l’emploi inclusif vis-à-vis des chômeurs longue durée et des personnes en situation de handicap.
Grandes cultures: Avril rachète une start-up de pâtes, huiles et condiments
Avril, acteur industriel et financier des huiles et protéines végétales, prend une participation majoritaire dans Eccellenza Italiana, start-up spécialisée dans la fabrication de produits alimentaires premium, a-t-il indiqué le 9 mars. L’opération lui permet de «renforcer ses positions sur le marché des produits de grande consommation et de développer son portefeuille de marques en France et à l’international, répondant ainsi aux attentes des consommateurs en faveur d’une alimentation locale, saine et durable», selon un communiqué. Fondée en 2014, Eccellenza Italiana (une quinzaine de salariés) commercialise en France des sauces, pâtes, tartinables et huiles d’olive. Ses deux fondateurs, Christian de Waldner et Patrizio Micelli, restent à leur poste de direction.