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Eau/captages : Barbut tente de rassurer la FNSEA sur l'étendue des futurs zonages

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Alors que les discussions au sein du groupe national captages (GNC) s'enlisent et qu'un projet de loi d'urgence agricole se profile incluant un volet dédié à l'eau, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a donné, en ouverture du Comité national de l'eau le 11 février, des gages à la profession agricole. «Le travail doit se poursuivre pour améliorer la qualité de notre eau en agissant au niveau des captages les plus pollués, a déclaré la ministre, selon le discours transmis par son cabinet. Je tiens à préciser ici que cette action ciblée, pouvant aller jusqu'à des actions réglementaires, ne concernera tout au plus (que) 4% de la surface agricole utile» (SAU). Le ministère n'a pas précisé à quel zonage la ministre faisait référence lorsqu'elle évoquait ces «captages les plus pollués». Les discussions au sein du GNC portent notamment sur le seuil définissant les points de prélèvement sensibles. En septembre, les services du ministère souhaitaient, d'après plusieurs sources, que ce seuil soit fixé à 80% des normes de qualité d'eau, malgré l’opposition de la FNSEA. En décembre, les associations spécialisées en grandes cultures de la FNSEA craignaient que la définition des zones de captage d'eau potable sensibles recouvrent 20% de la SAU. Dans un communiqué le 11 février, la Fnab (agriculteurs bio) a présenté ses demandes, dont des objectifs chiffrés de surfaces bio sur les captages prioritaires et sensibles : 25 % en 2032, 50 % en 2038. Elle demande aussi une place réservée dans les instances de gouvernance de l'eau.