L’industrie espagnole de la viande porcine, soumise par la Chine à une taxation moyenne de 9,8% pour cinq ans, craint une importante perte de revenus puisque ce pays est son premier client, ayant représenté en 2024 près de 20% des exportations espagnoles de produits du porc en valeur. « Nous considérons cette mesure comme injuste », a déploré auprès de l'agence AFP Giuseppe Aloisio, directeur général de l'Association espagnole des industries de viande, considérant la décision chinoise, annoncée ce 16 décembre, de taxer le porc européen (de 4,9% à 19,8%) découle des subventions versées par l'Etat chinois à l'industrie automobile nationale pour conquérir le marché européen. De son côté le ministre espagnol de l'Agriculture, Luis Planas, a qualifié mardi d'« acceptable » la taxation en moyenne à 9,8% lors d'une brève prise de parole à Madrid, évitant soigneusement toute critique à l'égard de Pékin. Il a considéré qu’elle était plus faible que la moyenne européenne « autour de 19% ». Le ministre s’est dit satisfait d'avoir « minimisé » les sanctions de Pékin contre la filière nationale. A noter que l’Espagne peut continuer d’exporter vers la Chine en dépit du cas de peste porcine africaine détecté à la fin novembre en Catalogne.
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