La vague d’influenza aviaire semble passée et le niveau de risque a été abaissé à « modéré ». Place aux ultimes délibérations sur les indemnisations et à l’espoir d’une vaccination plus efficace.
En vertu d'un arrêté paru le 27 avril au JO, le niveau de risque en France lié à l’influenza aviaire a été abaissé d'« élevé » à « modéré » par le ministère de l'Agriculture sur le territoire métropolitain. La fin de la quasi-totalité des mesures contraignantes de confinement des volailles est accueillie avec soulagement par les éleveurs. « Les obligations de mise à l’abri des volailles ne concernent plus que certaines zones sensibles du territoire national », a précisé le ministère à l’AFP. Depuis août 2025, 121 foyers d’infection ont été recensés en France dans des élevages commerciaux et 30 foyers dans des basses-cours et chez des oiseaux captifs non commerciaux, selon un point du ministère de l’agriculture arrêté au 28 avril.
Quid des indemnisations ?
Dans les Pays de la Loire, région particulièrement affectée, tous les maillons de la filière avicole ont été pénalisés. À cet égard, Annie Genevard a indiqué, dans son discours à l’assemblée générale d’Anvol (interprofession des volailles de chair) à Angers le 16 avril 2026, avoir demandé à ses services d’étudier la possibilité d’indemniser « d’autres maillons » que l’élevage. La ministre de l’Agriculture a aussi prêté attention aux mesures de « dédensification préventive » prises à l’initiative d’opérateurs, et aux économies d’indemnisation ainsi réalisées. Dans son discours de clôture de l’AG, Jean-Michel Schaeffer, président d’Anvol, venait d’évoquer les pertes économiques subies par les accouveurs et les ramasseurs de volailles à abattre, du fait des restrictions à la production. Il avait aussi présenté l’intention de l’interprofession de travailler à « sécuriser juridiquement la dédensification ».
Les éleveurs de canards de chair et de canards à foie gras espèrent maintenant pouvoir compter sur un nouveau protocole de vaccination estimé plus pratique et plus efficace. Selon leurs interprofessions, la DGAL a reçu un avis positif de l’Anses à la mi-avril sur la vaccination dite « mixte » comprenant seulement une première dose du vaccin Ceva puis une seconde du vaccin Volvac de Boehringer, et pas de troisième dose. « C’est une demande forte que l’on faite à la DGAL, et on espère qu’elle se donnera les moyens de le lever quelques blocages juridiques qu’elle a identifiés afin de répondre à cette demande, considère Marie Laborde, directrice adjointe du Cifog (foie gras). Ce protocole permettrait vraiment de mieux sécuriser la protection de nos élevages à l’automne prochain et en même temps de réduire le coût de la vaccination pour les filières. » En marge de l’AG d’Anvol, le président du Cicar (canards de chair) a confié qu’il espérait que ce protocole soit opérationnel dès cet été.
SC