Boissons : Giffard investit 34 M€ dans l'extension de son site de Saint-Léger-des-Bois (49)
L'entreprise familiale Giffard, productrice de liqueurs et de sirops, a inauguré le 4 juin l'extension de son site de Saint-Léger-des-Bois. Dédié à la production de sirops, le bâtiment initial de 7 000 m² ne date que de 2017. Giffard a investi 34 millions d'euros dans une extension de 10 000 m², dans laquelle a été installée une ligne de production de liqueurs, avec ou sans alcool. On y retrouve les process de macération, infusion, assemblage et analyse sensorielle. Implanté sur un terrain de 4,7 hectares, le site se distingue par ses choix environnementaux et énergétiques, dont le recours à la géothermie et à la méthanisation. L'extension s'accompagne de la création de 18 postes, portant les effectifs de l'entreprise à 160 collaborateurs. Giffard continue, par ailleurs, de produire sur son site historique d'Avrillé des produits phares comme la Menthe-Pastille ou le Guignolet d'Angers. La société a connu une forte croissance ces dernières années. Elle est passée de 5 millions de bouteilles produites en 2017 à 13 millions aujourd'hui et vise les 22 millions d'unités dès 2030. Le chiffre d'affaires de Giffard a, lui, plus que triplé depuis 2017 pour atteindre 62 millions d'euros, dont 70 % sont réalisés à l'export, principalement aux États-Unis, au Moyen-Orient et en Asie. (Thierry Goussin)
Biofongicide : Amoéba est toujours dans l'attente de l'AMM définitive
Amoéba qui développe des solutions microbiologiques naturelles, à base des lysats d’amibes, uniques au monde, est toujours en attente de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) pour son biofongicide Axpera, dont le dossier a été déposé le 17 mars 2025 auprès de l’Anses (lire l'article complet). « D’une bonne nouvelle que nous voulions vous annoncer aujourd’hui, nous venons partager notre frustration. Nous sommes toujours dans l’attente de la signature finale de l’Anses », a ainsi déclaré Jean-François Doucet, Directeur Général d’Amoéba, lors d’une conférence de presse organisée le 24 juin 2026. Une dernière étape administrative qui freine le développement commercial de l’entreprise, alors même que toutes les autres étapes réglementaires ont bien été franchies, notamment l'approbation définitive en Europe en 2025 de la substance active de biocontrôle, sans compter l'autorisation, la même année, de la mise sur le marché de cette solution aux États-Unis. Ainsi en février dernier, Amoéba indiquait entrer dans la dernière ligne droite pour l’obtention définitive de cette AMM et que cette phase administrative pouvait « s'étendre sur plusieurs semaines ». Une communication qui remonte à 18 semaines maintenant.
Affichage environnemental : un collectif de marques présente ses maquettes
Le Collectif en vérité, qui rassemble des marques de l’agroalimentaire et de la distribution, dont Carrefour, a présenté le 24 juin de premières maquettes d’étiquetage qui visent à évaluer le coût environnemental des aliments, espérant qu’il débarque dans les rayons début 2027. Cinq entreprises (Carrefour, Panzani, Bjorg, Lobodis et Les Compagnons du Miel) se sont engagés à «enrichir progressivement les calculs grâce à des données plus spécifiques aux produits et aux filières, et tester en conditions réelles les modalités d'affichage les plus utiles et compréhensibles pour les consommateurs.» Prévu par la loi Climat et Résilience de 2021, cet affichage environnemental dans l’alimentaire, qui existe déjà dans le textile, a pris du retard. Initialement envisagé comme obligatoire, ce nouvel affichage reposera d’abord sur le volontariat. Il devra coexister avec d’autres initiatives privées qui proposent déjà, depuis plusieurs années, leur propre système de notation écologique, comme le "Planet-score".
Légumineuses : les exportations japonaises de natto ont triplé depuis 2017
Ces dernières années, le natto a rejoint une série d’aliments fermentés, du kimchi (chou coréen) au kombucha (thé fermenté), dont la popularité a explosé à travers le monde. Selon les dernières statistiques, les exportations japonaises de cette légumineuse ont triplé depuis 2017 pour atteindre 5.248 tonnes en 2025, la Chine et les Etats-Unis arrivant en tête des destinations. Habituellement bon marché, le natto n’a pas échappé à une «vague de hausses des prix», explique à l’AFP Yoshihiro Noro, ex-président de la Fédération japonaise des coopératives de natto. Hausse qu’il attribue à une pénurie de naphte, un sous-produit du pétrole utilisé dans la confection des barquettes, due à la guerre au Moyen-Orient. Dans son usine à l’ouest de Tokyo, des employés en tenue sanitaire lavent, cuisent à la vapeur puis aspergent généreusement de bactéries des graines de soja, que des machines assemblent soigneusement en barquettes avant 18 heures de fermentation. Environ trois fois plus cher que la moyenne, le Kamakurayama Natto a ces dernières années décroché des commandes à l’international, notamment à Hong Kong, Shanghai, Singapour et même en Norvège.