Lait : Danone acquiert Made, spécialiste des produits hyper-protéinés
Danone a annoncé le 22 juin l’acquisition du groupe australien Made. L'entreprise, présente notamment en Australie et en Nouvelle-Zélande, commercialise sous plusieurs marques des smoothies et yaourts avec un fort taux de protéines ou censés cibler le confort intestinal. Contacté par l'AFP, Danone n'a pas souhaité commenter le montant de l'acquisition, proche d'un milliard d'euros, selon une source proche du dossier. Selon le groupe français, Made devrait générer un chiffre d'affaires annuel de plus de 300 millions d'euros pour son exercice s'achevant fin juin. Danone assure que cette acquisition aura un effet positif dès la première année sur son bénéfice net par action, ainsi que sur sa marge opérationnelle, un indicateur mesurant la rentabilité des activités courantes de l'entreprise. En parallèle, le groupe va racheter les 49% restants de sa coentreprise locale de produits laitiers, jusqu'alors développée en partenariat avec Saputo Dairy Australia, ce qui va lui permettre de prendre le contrôle total dans ce pays de ses marques de yaourts dits fonctionnels, c'est-à-dire censés apporter des bénéfices pour la santé. Ces transactions, qui restent soumises à l'obtention des autorisations des autorités, devraient être finalisées au cours du deuxième semestre 2026, selon Danone.
Lait : Sodiaal améliore son chiffre d'affaires en 2025, mais pas sa rentabilité
La coopérative Sodiaal, qui vient de tenir son assemblée générale le 10 juin, indique que son chiffre d’affaires 2025 a atteint 6,2 milliards d’euros, en progression de 8,7% par rapport à 2024, selon les données de son dernier rapport intégré qu’elle vient de publier. En revanche, sa rentabilité mesurée par l’Ebitda a reculé de 7% à 205,9 millions d’euros. La coopérative a collecté 4,2 milliards de litres de lait en 2025, stable par rapport à 2024 (4,1 milliards de litres avaient été collectés), soit 20% de la collecte nationale, auprès de 13900 coopérateurs. « Le démarrage réussi du partenariat avec Arla, illustré par les premières productions réalisées en 2025, une très bonne performance de la valorisation de la matière grasse, une croissance continue de la gamme Skyr, la dynamique des activités Ingrédients, particulièrement Bonilait, ainsi que le succès de l’intégration de Yoplait Liberté Canada ont contribué à ce résultat solide », estime Philippe Teisseire, directeur administratif et financier du groupe Sodiaal. L’année 2025 s’est toutefois déroulée dans un environnement chahuté. « Le contexte économique et géopolitique ainsi que le retournement de la production laitière que nous enregistrons depuis fin août 2025, nous ramènent à une situation instable, challengeant notre trajectoire », relèvent de leur côté le président Jean-Michel Javelle et le directeur général Antoine Collette.
Sucre: accord amiable entre Tereos et la Wallonie sur la pollution de l'Escaut
La région belge de Wallonie a annoncé le 22 juin avoir obtenu 12 millions d’euros de Tereos, dans le cadre d’un accord amiable clôturant leur bataille judiciaire autour d’une pollution de l’Escaut causée par une usine du géant sucrier français en 2020. En avril 2020, la rupture d’une digue de l’usine Tereos d’Escaudoeuvres (Nord) avait entraîné le déversement d’environ 100.000 m3 d’eaux de lavage de betteraves dans le milieu naturel. Très chargées en matière organique, ces eaux avaient rejoint l’Escaut et provoqué sur le territoire wallon «une chute brutale et prolongée du taux d’oxygène. La vie aquatique du fleuve a été massivement détruite, en particulier les populations de poissons», a rappelé le 22 juin la région wallonne. En 2023, Tereos avait été reconnu coupable par la justice française de «négligence» notamment concernant l’entretien des installations de son usine d’Escaudoeuvres. Le groupe avait été alors condamné à verser plus de 9 millions d’euros de dommages et intérêts, principalement à la région de Wallonie, au titre d’un «préjudice écologique». Tereos avait fait appel de sa condamnation, puis avait dans un second temps limité son appel au seul volet civil, celui des dommages-intérêts. Une audience devant la cour d’appel de Douai (Nord), qui avait été reportée à plusieurs reprises, s’est finalement tenue lundi.
Ail : un grossiste du Min de Toulouse sanctionné pour francisation
Dans une communication du 19 juin, la DGCCRF (fraudes) indique que la société Julien Distribution (enseigne Agruprim) située sur le marché de gros de Toulouse a été sanctionnée pour la francisation de lots d’ail. La Dreets d’Occitanie a prononcé une amende administrative de 50 000 € à l’égard de l’entreprise pour avoir, entre les mois de janvier 2024 et février 2025, remis à la grande majorité de ses clients des factures de vente d’ail indiquant une origine « France » pour de l’ail originaire d’Espagne, d’Egypte ou de Chine, « facilitant ainsi les pratiques de francisation au stade de la vente au détail ». La constatation de ces pratiques a été effectuée par des agents de la Dreets d’Occitanie et de la DDPP de Haute-Garonne dans le cadre d’une enquête lancée par la DGCCRF sur la traçabilité et l’origine des fruits et légumes. Spécialisée à l’origine dans le commerce de détails de fruits et légumes, Julien Distribution s’est installée au MIN de Toulouse et a acquis Agruprim, société familiale et historique du marché, en 2023
Sols/agriculture régénératrice : Agrosolutions lance une évaluation de six outils
Agrosolutions, cabinet d’expertise-conseil d’InVivo, lance un programme d’évaluation comparative de six solutions AgTech dédiées à la santé des sols, a-t-il annoncé le 22 juin. Objectif : « Identifier les outils les plus fiables et les plus utiles pour accompagner les agriculteurs, les techniciens et les coopératives dans le pilotage de leurs pratiques agroécologiques », selon un communiqué. L’initiative, menée avec Ombrea (TotalEnergies), FCA Fertilisants et InVivo Ag°, est prévue sur trois campagnes agricoles et deux sites dans l’Essonne, à savoir une plateforme expérimentale à Milly-la-Forêt et un démonstrateur agrivoltaïque à Valpuiseaux. Il s’agit d’« objectiver les outils disponibles, de mieux comprendre leurs usages et d’aider les acteurs agricoles à choisir les solutions les plus pertinentes pour suivre l’évolution des sols, adapter les pratiques et accompagner la transition vers des systèmes plus résilients », expliquent les partenaires. Les six solutions AgTech de diagnostic des sols seront évaluées selon deux critères principaux : leur performance technique – cohérence scientifique, sensibilité, fiabilité des indicateurs – et leur expérience d’usage, notamment leur simplicité de mise en oeuvre et leur intérêt pour l’utilisateur final.