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Trois start-ups françaises de l’AgroFoodTech lauréates du programme d’accélération de l’EIC

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L’EIC choisit des start-up pour leurs technologies de rupture et leur fort potentiel commercial. Crédits : © geralt / Pixabay

La dernière cohorte de start-up sélectionnées dans le cadre du programme d’accélération du Conseil européen de l'innovation (EIC) fait la part belle à la France, qui compte 6 lauréats, dont 3 start-up du secteur de l’AgriFoodTech

Le Conseil européen de l'innovation (EIC) a dévoilé le 15 juin 2026 les lauréats de la dernière cession de son programme EIC Accelerator. 38 start-up et PME innovantes ont été sélectionnées dans 16 pays de l’UE, et la France arrive en tête avec 6 entreprises lauréates, suivie du Royaume-Uni (5) et de l'Allemagne, la Suède et la Suisse (4 chacun). Parmi les 6 françaises, 3 start-up figurent dans le secteur de l’AgriFoodTech : Amatera, Nūmi, et Spore.Bio. Et ce secteur compte également une quatrième start-up, avec le néerlandais Vivici, spécialiste de la fermentation de précision. 

Ces 38 entreprises « ont été choisies pour leurs technologies de rupture et leur fort potentiel commercial, obtenant ainsi un soutien combinant subventions et prises de participation », explique l’EIC dans son communiqué. Les 4 start-up du secteur de l’AgriFoodTech citées, ont obtenu un financement mixte.

Spore.Bio a mis au point une plateforme de microbiologie analytique pilotée par l'IA, capable de quantifier et d'identifier des micro-organismes en moins de 10 minutes, sans réactifs ni enrichissement. La société nous précise avoir obtenu une subvention de 2,5 M€ et un investissement en equity de 10 M€. « Nous sommes fiers d'être supportés par l'Union Européenne dans notre ambition de remplacer la boîte de Petri et de créer un nouveau leader européen de la microbiologie », nous a indiqué Amine Raji, un des cofondateurs. 

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Nūmi a développé une technologie de production de lait maternel humain ex vivo grâce à la culture cellulaire. Eden Banon-Lagrange, cofondatrice et CEO, indique dans un post sur LinkedIn que la société a obtenu une subvention de 2,5 M€. « Et pour nous, ce n’est pas seulement du financement, c’est une conviction. Cela montre que notre approche scientifique résiste à l’examen le plus rigoureux. Cela montre que l’Europe estime que notre vision a le potentiel de révolutionner tout un secteur. Cela confirme que le cadre réglementaire que nous avons mis en place permettra de commercialiser notre technologie », a-t-elle commenté toujours sur LinkedIn.

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Amatera a développé une plateforme propriétaire combinant biologie cellulaire végétale, robotique et IA, pour accélérer le processus de création et de sélection de nouvelles variétés végétales. Son cofondateur Omar Dekkiche indique dans un post sur LinkedIn qu’« obtenir le soutien de l’EIC au moment exact où l’Europe adopte une innovation génomique sûre et moderne est un incroyable coup de pouce pour notre mission ».

Lire aussi : Amatera lève 6 M€ pour déployer sa technologie

A noter que le montant total des subventions proposées aux 38 sociétés retenues, atteint de 90 M€. Une somme supplémentaire de 202 M€ est prévue pour d'éventuels investissements en actions. « Les conventions de subvention pour la plupart des entreprises sélectionnées devraient être finalisées dans les trois prochains mois, indique l’EIC. Au-delà d’un soutien financier, tous les projets financés bénéficient d'un accès à des services d'accélération commerciale, les mettant en relation avec des experts de haut niveau, des investisseurs, des entreprises et des acteurs de l'écosystème d'innovation ».