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Climat : l’agriculture « peu tarifée » comparativement aux autres secteurs

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Dans un rapport paru en janvier sur la « neutralité carbone », la direction générale du Trésor (Bercy) souligne qu’en France, « les externalités climatiques de l’agriculture sont peu tarifées aujourd’hui », comparativement à d’autres secteurs de l’économie. Cela est dû à l’absence « totale » de tarification sur ses émissions non-énergétiques (contrairement par exemple à l’industrie) et à la présence de taux réduits sur les émissions énergétiques (p.ex. GNR). Si bien que les émissions des exploitations agricoles sont tarifées au niveau de 5€/tCO2eq, contre 91 €/tCO2eq en moyenne dans l’économie française. Dans ce même rapport, la DG Trésor conclut que la tarification des émissions de GES agricoles « pourrait être efficace ». Et de mettre en avant l’élasticité-prix « relativement élevée des consommations alimentaires émissives (proche de -1 pour la plupart des viandes) et de la consommation des intrants émissifs à long terme (-0,9 pour les engrais). » Dans une thèse de doctorat soutenue début avril, une chercheuse française met aussi en évidence l’intérêt des subventions par rapport à la taxation des émissions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur agricole.

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