Les distributeurs ne veulent pas financer la baisse des prix en rognant sur leurs marges, a déclaré Jean-René Buisson, président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), en réponse à Michel-Edouard Leclerc, qui accuse les industriels d’augmenter trop leurs tarifs. La réforme de la loi Galland entre en vigueur le 1er janvier pour rétablir des relations plus équilibrées entre fournisseurs et distributeurs. Selon M. Buisson, les distributeurs ont des problèmes avec la nouvelle réglementation car ils vont devoir « justifier l’ensemble des marges arrière qu’ils facturent aux industriels ». Dans l’agroalimentaire, les hausses des tarifs se situent entre 2 et 5%, « ce qui n’est pas choquant», estime M. Buisson rappelant que les prix ont baissé de « plus de 3% de façon volontaire » depuis octobre 2004 dans ce secteur.
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