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En direct de Bruxelles Aviculture : maigre enveloppe

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Le soutien envisagé par les Etats membres pour le secteur avicole – 455 millions d’euros avec un cofinancement communautaire de 50% – va être sérieusement réduit par la Commission de Bruxelles, le 21 juin prochain. Celle-ci envisage en effet de ne retenir qu’une enveloppe globale de quelque 200 millions d’euros, dont la moitié à la charge de l’Union européenne.

Destinés à une filière mise à mal par l’effondrement de la consommation de viande de volaille au plus fort de la crise de la grippe aviaire, ces crédits devraient être consacrés en grande partie à des campagnes de destruction d’œufs ou de poussins et à des aides à l’allongement des vides sanitaires entre les cycles de production.

Fidèle à sa ligne de conduite définie depuis le début de la crise, Bruxelles va amputer les projets présentés par quatorze pays des mesures d’intervention destinées à l’aval de la filière, notamment la destruction des stocks. Elle estime qu’un euro est plus rentable s’il est dépensé à détruire des œufs que s’il sert à retirer du marché un poulet de chair. Mieux vaut donc réduire la production pendant un temps en deçà du niveau de la consommation si cela est nécessaire, afin de résorber les surplus.

A défaut d’être satisfaits par les montants et la forme de l’aide obtenue, les producteurs n’ont plus qu’à espérer un déblocage rapide des fonds. Quoi qu’il en soit, plus de neuf mois auront été nécessaires à l’Europe pour intervenir.