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Ovins Bruno Le Maire félicite les efforts de restructuration de la filière ovine

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La « reconquête ovine » engagée par les éleveurs pour redonner un second souffle à leur filière a été saluée par le ministre de l’Agriculture lors de la 8e conférence mondiale Mérinos le 4 mai 2010 à la Bergerie nationale de Rambouillet. A cette occasion, Bruno Le Maire a tenu à rappeler son engagement en faveur d’une amélioration du droit de la concurrence européenne et son soutien aux éleveurs, toutes filières confondues.

«Ce que vous avez fait dans cette filière est un modèle pour les autres filières. Il est évident que les producteurs doivent davantage se regrouper, peser dans la négociation avec l’aval de la filière », a déclaré Bruno Le Maire à propos de la filière ovine à l’occasion de l’inauguration de la 8e conférence mondiale Mérinos le 4 mai 2010 à la Bergerie nationale de Rambouillet. Le ministre a rappelé les actions entreprises par la filière dans le cadre de sa restructuration, comme par exemple celles destinées à baisser les coûts de production et déterminer un « point d’équilibre qui permet à un atelier d’être rentable. » Il a dit être convaincu que la contractualisation va être « une amélioration considérable pour l’ensemble des agriculteurs toutes filières confondues à l’issue de la loi de modernisation. »

Une bataille européenne à mener
Un chantier qui prend forme en ce qui concerne la filière ovine en particulier et que le ministre entend bien soutenir jusqu’au bout. « S’il faut modifier le droit de la concurrence européen pour permettre aux producteurs de s’organiser, je suis convaincu qu’il faut livrer cette bataille là, convaincu aussi que la Commission, le commissaire, le président de la Commission européenne seront ouverts à des évolutions du droit de la concurrence européenne. » A ce propos, il a aussi rappelé que lors de sa rencontre récente avec le commissaire européen à l’agriculture, Dacian Ciolos, celui-ci lui a indiqué être convaincu de la possibilité d’étendre le principe de la contractualisation à l’échelle européenne car elle représente « un outil de modernisation de l’agriculture française mais aussi européenne dans son ensemble. »
Des propos finalement bien accueillis alors que les organisateurs de la conférence redoutaient des débordements de la part de certains syndicats. « Le monde agricole est au bout du gouffre. Et on dirait que le ministère reste sourd. Ce matin, on était au bord d’une action syndicale », a confirmé Christophe Hillairet, président de la Chambre d’agriculture d’Ile-de-France à propos d’éventuels troubles organisés par les JA (Jeunes agriculteurs) et de la FDSEA d’Ile-de-France. Des actions qui n’ont finalement pas eu lieu.

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