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Chlordécone : une « grande majorité » de plaintes prescrites dès leur dépôt (procureur)

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« La grande majorité des faits dénoncés était déjà prescrite » dès le dépôt des plaintes en 2006 pour empoisonnement au chlordécone en Guadeloupe et en Martinique, a assuré le 16 mars le procureur de Paris Rémy Heitz, semblant anticiper une ordonnance de non-lieu dans ce dossier sensible. Le chlordécone, un pesticide interdit en France en 1990 mais qui a continué à être autorisé dans les champs de bananes de Martinique et de Guadeloupe par dérogation ministérielle jusqu’en 1993, a provoqué une pollution importante et durable des deux îles. « Œuvrer à ce que l’on puisse comprendre même si tout ne peut pas être sanctionné, voilà le choix qui a été fait par l’autorité judiciaire », explique M. Heitz dans les colonnes du quotidien France Antilles, alors qu’une nouvelle grande mobilisation est prévue le 10 avril en Martinique pour dénoncer un possible non-lieu. « Compte tenu des délais de prescription alors en vigueur, à savoir 10 ans pour les crimes et 3 ans pour les délits, la grande majorité des faits dénoncés était déjà prescrite », en 2006 lorsque plusieurs associations martiniquaises et guadeloupéennes avaient déposé trois plaintes pour empoisonnement, mise en danger de la vie d’autrui et administration de substance nuisible.

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