Aux Sables-d'Olonne, un millier de personnes ont participé à une manifestation organisée par un collectif d'associations environnementales locales et la Confédération paysanne contre la construction d'une maternité porcine collective de 900 truies. L'un des porteurs de projet s'étonne qu'aucun des opposants ne soit encore venu le voir.
Au moins un millier de personnes ont manifesté le 4 avril aux Sables-d'Olonne (Vendée) contre un projet de maternité collective dont les travaux de terrassement ont déjà débuté sur la commune de Poiroux, à une dizaine de kilomètres de la côte. La manifestation était organisée par un collectif d'associations environnementales du secteur et soutenue notamment par la Confédération Paysanne. Parmi d'autres élus présents dans le cortège, le maire d'Olonne, le député UMP Yannick Moreau, qui a pris la parole, et le maire des Sables-d'Olonne Didier Gallot (Divers droite). « J'ai passé toute ma jeunesse en vacances dans les Côtes-d'Armor, j'ai vu les dégâts, explique-t-il. La richesse de la ville des Sables est liée au tourisme et à la qualité de ses eaux. On ne met pas un projet de ce genre aussi près des zones touristiques, d'un bord de plage qui fait vivre des milliers de personnes ».
Quatre éleveurs et un groupement
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La porcherie de Poiroux devrait compter environ 900 truies. L'investissement (2,5 M€) est porté par quatre éleveurs actuellement situés en Vendée (Poiroux), Charente, Deux-Sèvres et Finistère, et un groupement de producteurs, Porc Armor. « C'est un projet de Vendéens et de Charentais. Le jeune Finistérien nous a rejoints après le départ d'un éleveur du projet. C'est un petit éleveur, comme nous », défend l'un des porteurs de projet, Jean-Jacques René. Actuellement céréalier et engraisseur, il a arrêté le naissage en 2013, et importe ses porcelets depuis un élevage des Pyrénées atlantiques : « Le but d'une maternité collective, ce n'est pas de faire de la marge, mais de faire naître des porcelet avec un sanitaire parfait ». Après la manifestation du 4 avril, l'éleveur s'étonne qu'aucun de ses opposants ne soit encore venu le voir : « Je suis prêt à les recevoir », assure-t-il, avec quelques arguments en tête : « 900 truies, en termes de plan d'épandage, c'est l'équivalent de l'élevage moyen français typique, 180 truies naisseur-engraisseur ».