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Filière porcine En viande porcine, l’offre et la demande reviennent à l’équilibre

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En novembre 2009, l’offre semble être équilibrée par rapport à la demande . Quant au cours du porc, il a cessé sa chute vertigineuse et semble même en légère hausse. Jeudi 26 novembre 2009 à Plérin, le cours du porc s’est établi à 1,040 euro, soit une progression de 0,4 centime.

Depuis le début du mois de novembre 2009, le cours du porc remonte doucement la pente après avoir frôlé le plancher de 1 euro le mois dernier. Jeudi 26 novembre encore, la tendance à la hausse était confirmée puisque le cours était à 1,040 euro, soit une progression de 0,4 centime. Une situation de conjoncture doublement inattendue compte tenu de la crise actuelle mais également en raison de la saison, peu propice à la hausse des prix dans le secteur.
Ce début de reprise au mois de novembre, Jan-Peter van Ferneij, spécialiste au département Economie des filières porcines et veille internationale à l’Ifip (Institut du porc) le confirme et l’explique par le retour de la demande : « La consommation européenne se porte relativement bien. Et les pays de l’Est de l’Union européenne achètent plus ». En effet, ces deux dernières années, la production et la consommation de porc avaient baissé en Pologne et Hongrie. Début novembre, les pays de l’Est se sont mis à importer davantage pour compenser la baisse de production accumulée ces derniers vingt-quatre mois.

Offre trop élevée
Si les causes de cette légère embellie sont donc connues des spécialistes, elles n’en sont pas pour autant moins étonnantes à cette période de l’année. « Le prix du porc est (généralement) soumis à la saisonnalité. Après l’été, à offre égale, le prix est plus faible car la demande diminue. Et en fin d’année, le prix du porc est plus souvent sous pression », explique le spécialiste de l’Ifip. Il ajoute qu’ « aux mois de septembre et octobre derniers, le prix a beaucoup plus baissé par rapport à la même période durant les années précédentes. L’offre était bien trop élevée et les entreprises, allemandes surtout, ont poussé les prix à la baisse. Au mois de novembre, on constate une reprise du marché, avec une hausse de 4 centimes depuis octobre ».
Cette stabilité des cours et ce retour à l’équilibre entre l’offre et la demande sont-ils pour autant annonciateurs d’une éventuelle sortie de crise après trois années particulièrement rudes pour le secteur ? Pour Jean-Michel Serres, président de la FNP (Fédération nationale porcine), l’heure n’est pas encore aux grandes réjouissances. « Les éleveurs de porcs français restent encore les plus mal payés en Europe à l’heure actuelle », explique-t-il. Avant d’admettre que « la seule chose rassurante aujourd’hui, c’est le fait que le cours du porc a cessé de se dégrader. » Quant à Jan-Peter van Ferneij, il admet que les pronostics sont difficiles à déterminer compte tenu de l’imprévisibilité du marché. Il explique qu’ « il ne sait pas si cela va durer. J’espère que cela va rester stable. Ce n’est pas impossible. »

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