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Fièvre aphteuse : fausse alerte terroriste en Nouvelle Zélande

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Les autorités néo-zélandaises ont indiqué avoir pris des mesures de précaution le 10 mai, après avoir reçu un courrier suspect affirmant que le virus de la fièvre aphteuse avait été délibérément répandu dans l’île agricole de Waïhecke, proche d’Auckland.

Le directeur de la sécurité sanitaire du ministère de l’agriculture, Barry O’Neil, et le commissaire de police, Peter Marshall, ont indiqué dans un communiqué que cette contamination, annoncée dans une lettre envoyée au Premier ministre, Helen Clark, était probablement un canular mais qu’une alerte avait malgré tout été lancée par précaution.

Les autorités ont imposé des restrictions aux mouvements de bétail sur l’île de Waïheke et ont informé les industriels concernés, dans le pays et à l’étranger.

Une épidémie de fièvre aphteuse serait catastrophique pour l’économie de la Nouvelle Zélande, qui dépend fortement de l’agriculture et notamment des produits laitiers, de la laine et de la viande de mouton. Elle pourrait coûter 10 milliards de dollars néo-zélandais (7,3 milliards de dollars américains) en cas d’embargo des pays importateurs sur les produits agricoles nationaux, selon la Banque centrale.

La police penche pour l’instant pour une mauvaise plaisanterie d’étudiants.