Voilà les exploitations agricoles de plus en plus amenées à chercher des capitaux pour financer une activité à rendement faible ou en tout cas volatil. Le financement bancaire est évidemment majoritaire et le restera mais des financements alternatifs y trouvent une place qui sera sans doute amenée à se développer. Le problème n’est pas tant de trouver des capitaux, ce n’est pas ce qui manque aujourd’hui, mais d’avoir des projets qui permettent de résister à la volatilité des prix, améliorer la compétitivité, apporter des revenus complémentaires : activités nouvelles, transformation, distribution, production d’énergie, tourisme, etc.
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Les maillons économiques en aval des exploitations ne doivent pas rester indifférents à ce phénomène. Grossistes, transformateurs, distributeurs, ils ont tout à gagner à avoir des fournisseurs solides et capables de résister à une conjoncture hostile. De fait, si des financements alternatifs commencent à exister, pourquoi ne devraient-ils pas émerger au sein des filières ? Pourquoi, avec l’aide aussi des banquiers, ne pourrait-on créer des fonds par filières, structures capables de mieux connaître les besoins de modernisation de l’amont agricole, d’orienter les financements vers les équipements les plus judicieux. Dans certains domaines (céréales, oléoprotéagineux) de tels fonds ont financé des opérations de structuration industrielle. Parfois, ils ont même servi de caution pour les exploitants agricoles. Pourquoi ne pas, plus directement, soutenir leurs financements de manière à en améliorer la compétitivité ?