A l'occasion de ses vœux à la presse, le 7 janvier, le président de l'APCA Guy Vasseur a fait une analyse critique du rapport Potier sur la réduction des produits phytosanitaires. Un travail qui ne tient pas suffisamment compte des réalités économiques des exploitations, estime le président des chambres d'agriculture.
« Diminuer coûte que coûte les phytosanitaires en agriculture sans tenir compte de l'impact économique, c'est cela qui m'inquiète », a expliqué le président de l'Assemblée des chambres d'agriculture (APCA) Guy Vasseur en présentant ses vœux à la presse le 7 janvier. Il réagissait à la présentation du rapport Potier sur la réduction des phytos en agriculture. Il a également marqué son opposition à tout dispositif qui pourrait être « punitif » en cas d'échec des mesures incitatives. « La démarche punitive n'est pas la bonne », lance-t-il. En revanche, il juge intéressant le rapport en ce qu'il met avant le rôle des chambres d'agriculture dans le conseil aux agriculteurs pour réduire le poids des intrants en agriculture. Les chambres d'agriculture affirment d'ailleurs clairement qu'elles ne veulent pas nier les réalités environnementales. Un point positif concernant l'agroécologie, explique Guy Vasseur, consiste à impliquer les chambres d'agriculture dans le conseil donné aux agriculteurs.
Guy Vasseur est revenu sur le lancinant problème de la sur-administration et de l'excès de réglementation. « OK pour l'Europe, rien que l'Europe », a lancé Guy Vasseur, pour qui la France doit se limiter à appliquer les règles voulues par Bruxelles et pas plus. « L'Europe, rien que l'Europe », lance-t-il. Le président de l'APCA s'est également inquiété des conséquences de la volatilité de plus en plus grande des produits agricoles. Non seulement en raison des facteurs classiques qui pèsent sur les marchés (climat, récolte) mais aussi en raison des facteurs politiques, comme l'a récemment montré l'embargo de la Russie.
Réforme territoriale
Autres inquiétudes pour 2015, les régimes différents accordés aux agriculteurs en EARL et en GAEC, la mise en œuvre des aides du 2e pilier et la grande inconnue de la régionalisation. Aucun programme régional n'est validé, semble-t-il, alors que la réforme territoriale va commencer à entre en application. Celle-ci amènera les chambres régionales d'agriculture à s'adapter aux nouvelles régions. « Notre réseau doit s'organiser par rapport à la réforme territoriale » affirme Guy Vasseur. Mais, question services rendus aux agriculteurs, encore faudrait-il que l'Etat ne ponctionne pas autant que prévu les budgets des chambres. À ce titre, Guy Vasseur ne désespère pas réduire la ponction annoncée des 2% par an sur les recettes fiscales (TATFNB). Un rapport d'étape envisagé par les parlementaires devrait permettre de plaider pour la réduction de ces prélèvements. Enfin, en ce qui concerne les soutiens européens aux agriculteurs, Guy Vasseur regrette que toutes les règles jeu ne sont pas encore connues alors que les agriculteurs en sont au stade des semis. (HP)
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Les grands rendez-vous auxquels l'APCA devrait participer en 2015 seront :
– Le salon international de l'agriculture (21 février – 1er mars)
– Le Sima – Simagena - Simavip, ou salon mondial des fournisseurs de l'agriculture et de l'élevage, du 22 au 26 février
– Innov'Action : rencontre annuelle pour favoriser le transfert de pratiques innovantes entre agriculteurs (7-21 juin)
– Tech & Bio salon des techniques Bio et alternatives (23 & 24 septembre)
LA chaîne de télévision Campagnes TV, promue par les chambres d'agriculture, voisinera avec ces dernières sur le Salon de l'agriculture, Hall 4, avec un espace dédié de 200 m2.
Elle produira 30 heures d'émissions dont 18 heures de direct. Du 21 au 28 février un journal télévisé sera présenté en direct sur le plateau à 12h30 tandis qu'un magazine sera produit entre 17h50 et 18h55. Des émissions de partenaires seront également produites, avec le Gnis, EDF, Odeadom, etc. Avec « Nos terroirs ont du talent », les régions seront mises à l'honneur, faisant participer les conseils généraux et régionaux. Des émissions en Duplex seront également organisées depuis le Hall 3 des régions. Olivier Alleman est depuis quelques semaines directeur général de Campagne TV, en remplacement de Thierry Laval.