Pour l’exercice 2006/2007, le groupe InVivo affiche un résultat en chute libre par rapport à celui de la campagne précédente. La « structuration nouvelle » du groupe l’a contraint à supporter des charges exceptionnelles, auxquelles s’est ajouté un contexte de marché plus qu’inhabituel.
Quelque 3,7 millions d’euros de résultat net pour InVivo Résultat net part du groupe, soit le résultat net consolidé, intérêts minoritaires déduits sur l’exercice 2006/2007… Contre 15,3 millions d’euros l’année précédente. Le grand écart impressionne. C’est la conséquence directe du processus de réorganisation dans lequel le groupe s’est engagé depuis juillet dernier, à la suite du changement de sa direction. « L’exercice 2006/2007 est un exercice de transition pour nos trois grands métiers que sont l’agrofourniture végétale, la nutrition et la santé animales ainsi que le commerce des grains », a indiqué Patrice Gollier, directeur général du groupe InVivo, en conférence de presse, le 18 janvier à Paris.
Davantage de transparence
En agrofourniture végétale, la direction a mis en œuvre une nouvelle approche stratégique « qui n’a pas encore porté tous ses fruits », souligne le groupe dans un communiqué. Il s’agit de renforcer son rôle en tant que centrale de services et d’achats. La nouvelle logique est la suivante : les coopératives se chargent de négocier l’acte d’achat au niveau régional ou local, tandis qu’InVivo s’implique dans une négociation nationale ne concernant pas forcément le prix, mais le développement d’un produit particulier, par exemple. Deux instances de management et de gestion ont été définies pour renforcer la « transparence » du nouveau fonctionnement. Et le groupe propose désormais à ses adhérents des contrats de partenariat « basés sur un niveau d’engagement élevé ». Une formule qui n’a pas séduit tout le monde immédiatement. Le groupe compte décliner le même type de stratégie en engrais, dès cet exercice.
Mauvais résultat en commerce des grains
En nutrition et santé animale, la firme service Inzo a pour sa part dû faire face aux difficultés des filières porcine et avicole. « Le secteur de la nutrition animale est structurellement mature voire structurellement en déclin en Europe de l’Ouest », a souligné Patrice Gollier. La restructuration de l’outil industriel est en cours, d’autant plus que le groupe est devenu propriétaire à 81 % du capital d’Evialis. Quant au commerce des grains, le chiffre d’affaires de l’activité affiche un bond de 78 % par rapport à l’exercice précédent, montant à 1,7 milliard d’euros. Mais au final, le résultat n’est pas au rendez-vous. La volatilité des cours semble avoir surpris l’entreprise, qui n’a pas correctement géré le partage des marges vers les coopératives. « Des procédures internes sont à caler », estime Patrice Gollier. Pour l’exercice en cours, l’équipe dirigeante se montre en tout cas optimiste.