Dans un communiqué du 24 mai intitulé « sur la trahison des paysans français par leurs dirigeants syndicaux », le président du Front national a expliqué qu’il ne fallait pas écouter « ces mauvais bergers » en visant Luc Guyau et Jean-Michel Lemétayer à propos de leur vote en faveur du traité sur la constitution européenne. Pour Jean-Michel Lemétayer, « en parlant de mon oui à la Constitution comme d’une trahison des agriculteurs, Jean-Marie Le Pen s’approche de l’insulte et quand cela s’adresse à quelqu’un qui défend les paysans depuis plus de 25 ans, c’est inacceptable ! Les paysans n’ont pas besoin d’un intermittent qui s’exprime sur l’agriculture, leur défense est un travail à plein temps ». Pour Luc Guyau, « renvoyer aux agriculteurs des slogans simplistes et sans fondement, témoigne d’un véritable mépris de leur métier de cette expérience acquise. Ce déni de connaissance (et de reconnaissance !) est d’un autre temps, que nous avions cru révolu : il reflète une consternante fébrilité de la part de leur auteur ».
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