Le service de statistique du ministère de l’Agriculture vient de livrer les premiers résultats de son enquête nationale sur les structures d’exploitations, pour l’année 2016. Le nombre d’exploitations a baissé moins vite entre 2010 et 2016 (-1,9 % par an) qu’entre 2000 et 2010 (-3 %) et lors de la décennie précédente (-3,5 %). La baisse est plus marquée en production animale. La moitié des exploitations agricoles françaises est désormais spécialisée en cultures végétales.
En 2016, la France métropolitaine comptait 437 000 exploitations agricoles, soit 11 % de moins qu’en 2010 (490 000), selon la dernière enquête intercensitaire du service de statistique du ministère de l’Agriculture (Agreste), parue le 27 juin ; la dernière enquête de ce type portait sur l’année 2013 et le dernier recensement complet date de 2010. Entre 2010 et 2016, le recul du nombre d’exploitations agricoles s’est donc poursuivi « mais à un rythme ralenti par rapport à la décennie précédente » : -1,9 % par an, contre -3 % entre 2000 et 2010 et -3,5 % lors de la décennie précédente. Cette baisse semble suivre une courbe asymptotique.
En conséquence, les exploitations continuent de grandir. En 2016, l’exploitation moyenne disposait de 63 ha, soit 7 ha de plus qu’en 2010. Les « très grandes exploitations » (plus de 250 000 euros de production brute standard) représentent 36 % du territoire agricole français, note Agreste, et mobilisent 38 % de la force de travail agricole ; elles sont surtout présentes en porc et volaille (la moitié des exploitations), presque absentes en bovin viande (2 %) et ovins-caprins (1,2 %).
Les petites exploitations (moins de 25 000 euros de PBS) n’exploitent plus que 7 % de la SAU pour 12 % de l’emploi ; elles sont majoritaires en ovin-caprin et fruits, et se raréfient en bovins laitiers (3 %) et porcins (4 %).
Une exploitation sur deux est spécialisée en production végétale
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La baisse du nombre d’exploitations est plus marquée dans les spécialisations d’élevage (-15 %) et notamment dans les élevages de bovins mixtes (-34 %), porcins et volailles (-26 %) ou les exploitations mixant culture et élevage (-22 %). En revanche, les exploitations spécialisées en production végétale résistent mieux (+1 % en grandes cultures et +4 % en maraîchage, horticulture). Si bien que depuis 2016, une exploitation agricole sur deux est désormais spécialisée en production végétale, note Agreste.
En 2016, l’exploitation moyenne disposait de 63 ha, soit 7 ha de plus qu’en 2010
Le recours à du personnel externe (ETA, Cuma, ou groupement d’employeurs) est en progression : 62 % des exploitations y ont eu recours en 2016 contre 55 % en 2010. Le volume horaire de cet emploi partagé s’accroît fortement (+37 %), même s’il occupe toujours une part modeste dans l’ensemble du volume de travail (4 %).