Les négociations commerciales 2 020 se terminaient au soir du dimanche 1er mars dans un climat plus apaisé qu’à l’accoutumée, en l’absence de la traditionnelle bataille de communication autour de leur résultat. « Il est indéniable que l’ambiance est bien meilleure cette année. C’est un acquis, nous sommes sortis des postures basées sur des anecdotes », se félicite le médiateur des relations commerciales agricoles, Francis Amand, lors d’une table ronde organisée par le cabinet Jeantet le 28 février au Salon de l’agriculture.
Mais une nouvelle difficulté semble apparaître pour les distributeurs et les transformateurs : la prise en compte des indicateurs tels que prévus par la loi Egalim. « Il y a beaucoup de mal à construire des contrats sur la base des indicateurs », observe Francis Amand pour qui l’appropriation par les différents acteurs des filières alimentaires de cet outil n’est pas encore un acquis. La question se pose principalement sur les produits composés de nombreux produits agricoles où les acteurs ne savent pas toujours quels indicateurs ils doivent intégrer dans leur contrat. Pour une salade composée par exemple, doit-on inclure un indicateur pour chaque ingrédient ?
« Le texte qui décrit l’obligation de prise en compte des indicateurs est général et un nombre innombrable de questions se posent. Nous attendons une clarification de l’administration », explique Valérie Weill Lancry, directrice juridique à l’Ania (industries agroalimentaires). Questionné sur le bilan de la loi Egalim, Jacques Davy, directeur des affaires juridiques à la FCD (distributeurs) l’assure : « Cela ne marchera que si l’on consolide les règles de contractualisation au premier niveau », rejetant ainsi la responsabilité aux relations agriculteurs et transformateurs.
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« Peut-être faut-il un mécanisme de reconnaissance public des indicateurs ? Nous travaillons dessus mais se focaliser sur la construction des indicateurs, c’est s’occuper de l’accessoire par rapport au fondamental », peste le médiateur.
« Nous attendons une clarification de l’administration »