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La situation par pays en date du 12 avril

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Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, le virus H5N1 a été identifié sur un cygne sauvage trouvé mort en Ecosse le 29 mars. Les autorités écossaises ont insisté sur le fait que les mesures de protection en place seraient revues et renforcées si nécessaire, mais ont exclu pour l’instant des vaccinations massives de volailles. La souche du virus est très similaire à celle du virus qui a frappé des centaines d’oiseaux en Allemagne, a indiqué le chef des services vétérinaires écossais.

En octobre dernier, plus de 50 canaris originaires de Taïwan étaient déjà morts du H5N1 en Grande-Bretagne. Mais ils étaient alors placés en quarantaine en arrivant dans le pays, et le Royaume-uni n’avait donc pas été considéré comme touché par le virus.

Allemagne

Le virus H5N1, qui a contaminé un élevage de dindes en Saxe, a été vraisemblablement transmis par des oiseaux migrateurs. Le ministre allemand de l’Agriculture, Horst Seehofer, a précisé que la forme la plus dangereuse du virus, de type asiatique, trouvée sur les dindes contaminées, est la même que celle détectée sur les cadavres d’oiseaux migrateurs retrouvés principalement dans le nord de l’Allemagne depuis février. Il a précisé qu’une prolongation des mesures d’enfermement des volailles dans les poulaillers était prématurée et qu’une décision serait prise fin avril.

République tchèque

Trois nouveaux cas de grippe aviaire H5 ont été détectés en République tchèque, sur des cygnes trouvés mort le 7 avril à quelques kilomètres de la frontière tchéco-autrichienne. Des tests sont en cours pour déterminer s’il s’agit de la souche H5N1. Jusqu’à présent, un seul cas de H5N1 a été confirmé dans ce pays et un autre avait été simplement décrit comme porteur du virus H5 «hautement pathogène», dans l’attente d’une confirmation par le laboratoire britannique de référence de l’UE à Weybridge.

France

La préfecture de l’Ain a indiqué le 12 février avoir allégé pour six de ses communes, dont Bourg-en-Bresse, le dispositif de surveillance mis en place après la découverte du virus de la grippe aviaire dans le département en février.

Par ailleurs Hong Kong a annoncé le 12 avril une levée immédiate mais partielle de l’interdiction touchant les importations de volaille française et de foie gras. Décrétée après l’apparition en France de la grippe aviaire dans un élevage de dindes, l’interdiction est levée pour toutes les viandes de volaille ainsi que leurs produits dérivés, à l’exception de ceux provenant de l’Ain, de Saône-et-Loire, du Rhône et de l’Isère, a déclaré un porte-parole des services d’alimentation et d’hygiène.

Birmanie

La contamination par la grippe aviaire en Birmanie est « plus grave que ce que nous avions imaginé», a averti le 10 avril un responsable régional de l’Onu. Depuis la découverte du virus H5N1 en mars, plus de cent foyers ont été détectés dans deux districts du

centre du pays. La FAO, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ainsi que d’autres organisations internationales ont déjà dépêché des équipes sur place et ont mis au point un plan d’action sur trois mois destiné à fournir de l’équipement au pays afin de l’aider à lutter contre le virus.

Vietnam

La communauté internationale ne doit pas relâcher ses efforts au Vietnam, où la grippe aviaire est actuellement contenue mais où les autorités doivent maintenant consolider la santé animale et humaine pour bâtir l’avenir, a estimé le 8 avril un haut-responsable des Nations unies.

« Maintenant que le Vietnam a réussi à réduire la grippe aviaire à un niveau qui a l’air relativement sous contrôle, il est temps que l’engagement reste soutenu », a estimé David Nabarro, chargé de coordonner pour l’Onu la lutte contre la grippe aviaire.

Le pays a été en première ligne pendant deux ans face au virus H5N1, détruisant des dizaines de millions de volailles. Le pays porte toujours le fardeau le plus lourd, avec 93 contaminations humaines dont 42 décès.

Mais le dernier mort remonte à novembre et aucun cas animal n’avait été détecté depuis décembre, où le virus H5 est apparu chez des volailles importées illégalement de Chine.

Indonésie

L’OMS a confirmé le 11 avril une 33e infection humaine par la grippe aviaire en Indonésie. La victime est un homme travaillant dans un élevage de volailles. La grippe aviaire a été officiellement à l’origine de 24 décès en Indonésie. L’épizootie s’est propagée dans la grande majorité des provinces de l’archipel, dont la conurbation de Jakarta.

Chine

La Chine écarte tout risque d’épizootie massive de grippe aviaire cette année, en raison de la gigantesque campagne de vaccinations des volailles mise en place, a indiqué un haut responsable de la santé, cité le 11 avril par la presse officielle.

« Environ 4,75 milliards de vaccins ont déjà été utilisés et la majorité des volailles de la plupart des provinces devraient être vaccinées avant la fin avril », a déclaré au China Daily Jia Youling, vétérinaire en chef au ministère de la santé.

Egypte

Un nouveau cas humain de virus H5N1 a été signalé en Egypte le 11 avril, portant à 12 le nombre de personnes atteintes par le H5N1. L’Egypte est le pays le plus touché par le H5N1 dans le monde en dehors de l’Asie. Sur les 12 cas humains signalés dans le pays, trois personnes sont mortes, quatre sont hospitalisées et cinq se sont rétablies.

Le virus H5N1 a été signalé pour la première fois chez des oiseaux en février. Le premier cas humain a été annoncé le 18 mars. La présence du virus dans 19 régions sur 26 a déjà entraîné l’abattage de plus de dix millions de volailles.

Niger

Les autorités nigériennes ont lancé des opérations d’abattage massif des volailles, visant à détruire plus de 26 000 volailles dans le département de Magaria, au sud du Niger, infecté par le virus aviaire H5N1. Les opérations d’abattage qui devaient débuter depuis le 6 mars ont été retardées par des problèmes d’argent. Le Niger est parmi les cinq pays d’Afrique touché par le virus H5N1, après le Nigeria et avant l’Egypte, le Cameroun et le Burkina Faso.