Abonné

Lait : les coopératives demandent des hausses de tarifs entre 15 et 20 %

- - 2 min

Engrais, énergie, alimentation animale, emballages… Face aux hausses « colossales » des coûts de production et de transformation du lait, la Coopération laitière alerte, dans un communiqué du 19 avril, sur la nécessité de faire passer des hausses de tarifs « entre 15 et 20 % selon les produits » sur les contrats conclus avec leurs clients et notamment les distributeurs. La répercussion de l’inflation jusqu’au consommateur est nécessaire pour assurer « la solidité des coopératives » et « l’équilibre du revenu des producteurs », estime son président Damien Lacombe auprès d’Agra Presse. Plus largement, l’enjeu est de maintenir la production laitière. « Les producteurs pourraient être tentés d’arrêter l’élevage pour faire des céréales qui sont très bien valorisées aujourd’hui, surtout ceux en fin de carrière, s’inquiète celui qui est également le président de Sodiaal. Ça se joue en ce moment. Les producteurs doivent semer des fourrages d’été pour l’alimentation animale ». Pour cela, il faut envoyer des « signaux forts » aux agriculteurs et leur donner confiance en la capacité des entreprises à répercuter l’inflation des charges. Il est encore « trop tôt » pour dire si les distributeurs sont enclins à accepter les hausses demandées, explique Dominique Chargé. La plupart des coopératives laitières sont aujourd’hui en discussion avec leurs clients et espèrent parvenir à renégocier les contrats au 1er mai ou, au plus tard, le 1er juin. Leur président souligne que les marchés internationaux sont « plus réactifs » à l’inflation que le marché national. Signe pour lui qu’il est temps de sortir d’une logique « déflationniste » qui prend « uniquement » en considération le pouvoir d’achat.

Les marchés internationaux sont « plus réactifs »

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.