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L’Allélopathie, une recherche d’avenir

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L’allélopathie, présentée par Nicolas Delabays (Station fédérale de recherche agronomique, Nyon, Suisse), est définie comme « l’influence d’une plante sur une autre au moyen du relâchement d’un composé chimique dans l’environnement ». Elle « constitue vraisemblablement un des aspects de la nuisibilité de certaines mauvaises herbes. Elle est également suspectée d’être parfois à l’origine des déboires rencontrés lors de semis directs : certaines molécules relâchées par les résidus de la récolte précédente sont phytotoxiques et peuvent interférer avec la levée de la nouvelle récolte. Enfin, une meilleure maîtrise de l’allélopathie pourrait offrir des perspectives intéressantes pour la gestion de la flore spontanée des parcelles cultivées, par exemple en utilisant des plantes allélopathiques comme couverture végétale, en sous semis ou comme culture intercalaire « nettoyante ».

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Une telle approche constitue une alternative particulièrement prometteuse (…) dans le cadre du développement de la production intégrée ou de l’agriculture biologique », écrit le chercheur. Les recherches exposées témoignent de l’efficacité de certaines plantes (artémise, brome des toits, et orge des rats).