Le forum Tech for Food, organisé par le groupe de presse TV Agri, la fondation Farm et le Centre national d’études spatiales le 6 mars au Salon de l’agriculture a été la première rencontre du genre visant à montrer l’apport des nouvelles technologies de l’information et de la communication au développement agricole des pays du Sud, à travers des témoignages.
Les nouvelles technologies de l’information et de la communication sont présentes partout dans le monde, même dans les pays les plus pauvres. Peuvent-elles être mises au service des agricultures les moins développées sur le plan technique, celle des pays où vivent les 840 millions de malnutris ? Oui, ont répondu les invités au forum, citant de nombreux exemples.
De la surveillance d’insectes au télé-enseignement
Contrairement à l’idée reçue, les pays du Sud ne passeront pas par le même mode de développement que les pays européens. Ces pays, qui n’avaient pas le téléphone il y a encore dix ou vingt ans, « passent directement au téléphone portable», a résumé Jean-Paul Hébrard, rédacteur en chef du mensuel Agriculture et nouvelles technologies.
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Voici quelques-uns des témoignages qui ont été livrés : La surveillance par GPS des invasions d’insectes en Jamaïque ; la résolution par GPS des conflits autour du foncier au Nicaragua ; le télé-enseignement en Haïti ; la prévention de crises alimentaires chez les Touaregs et les Peuls au Mali. « Grâce à ces technologies, nos exploitants sont informés en temps réel de l’actualité du monde agricole », a souligné Noël Kouable, chargé du système d’information des marchés agricoles du Resimao, un réseau commun à neuf pays d’Afrique de l’Ouest. « Ces technologies servent baucoup aux directeurs locaux de l’élevage », a précisé Sébastien Olichon, assistant technique en Guinée pour le Pasel (Programme de l’UE d’appui au secteur de l’élevage) dans ce pays.