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L’artificialisation des sols, plus modérée, touche les terres agricoles dans 87 % des cas

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« En 2012, près de 60 % de la surface métropolitaine correspond à des territoires agricoles », soit 33 millions d’hectares, selon un rapport du Commissariat général au développement durable diffusé en décembre 2015 sur le site internet du ministère de l’Écologie. La part des terres artificialisées a augmenté de 0,16 point entre 2006 et 2012 (soit +87 000 ha en 6 ans), mais à un rythme moins soutenu que sur la période 2000-2006 (+0,40 point, soit 221 000 ha). Parmi les sols artificialisés (qui peuvent être les terres agricoles, forestières ou les milieux naturels), les terres agricoles sont les plus touchées par le phénomène. Entre 2006 et 2012, comme entre 2000 et 2006, « 87 % des territoires nouvellement artificialisés sont prélevés sur des territoires agricoles ».

Le rapport indique que « le phénomène dominant est l’artificialisation au voisinage des grands centres urbains » (particulièrement ceux du Grand Ouest : Rennes, Caen, Le Mans, Nantes, Tour, Angers, Limoges…) ainsi que « le long des grands axes de communication », particulièrement « au voisinage de l’agglomération de Toulouse ».

Les statistiques présentées dans le rapport proviennent d’une étude CORINE Land Cover, « un service du programme européen Copernicus (Agence européenne pour l’environnement) ». Ce service réalise « tous les six ans une photographie complète de l’occupation du sol français ».

La part des terres artificialisées a augmenté à un rythme moins soutenu que sur la période 2000-2006