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Le GIE export ne doit pas se substituer aux entreprises, estime Guy Merieau

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Coop de France, la Fédération nationale de l'industrie et du commerce en gros des viandes (FNICGV) et le Syndicat des industriels de la viande (SNIV-SNCP) avaient rendez-vous, le 10 mai, au ministère de l'Agriculture pour relancer les discussions sur le Groupement d'intérêt économique (GIE) export. Les trois organismes avaient refusé, le 29 avril, les statuts du GIE, proposé en interprofession quelques jours avant. Le 11 mai, les membres de la filière se retrouvaient à nouveau  au sein d'Interbev pour relancer les négociations. Guy Merieau, président de Coop de France Bétail et viande, a expliqué les raisons de l'opposition de ces trois organismes lors de l'Assemblée générale de l'Union régionale des groupements de producteurs du grand Ouest (URGO), le 12 mai. Selon lui, « il est hors de question de faire une structure qui fait du commerce ». De même, la « solidarité financière des membres au sein de ce GIE les gêne beaucoup ». Il dénonce également « une gouvernance compliquée » avec un conseil d'administration dont les voix seraient mal réparties entre les membres, un président et un directeur nommés d'avance et la présence d'un comité de surveillance. Le côté politique de l'affaire n'a pas été évincé non plus. « Ne faisons pas croire au producteur qu'une structure supra-nationale va résoudre les problèmes. Des enjeux plus importants comme une meilleure coordination au sein de la filière et une meilleure adéquation offre/demande préexistent », conclu-t-il.