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Crise viticole Le Premier ministre accepte un rendez-vous

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Alors que des viticulteurs étaient mis en garde à vue en Languedoc dans le cadre d’une instruction concernant des opérations commando de novembre, le conseil de direction de l’Onivins décidait une interruption et en appellait au Premier ministre pour venir au secours du secteur. Un rendez-vous était accordé par Matignon, pour le 20 décembre.

«Pour manifester leur solidarité avec les vignerons confrontés à une grave crise », les membres du conseil de direction « ont souhaité mettre fin au conseil avant d’avoir épuisé l’ordre du jour », écrit l’Onivins dans son relevé de conclusions du 14 décembre.

« Les organisations professionnelles siégeant au Conseil de direction et représentant les vignerons, les négociants, les pépiniéristes, les distilleries et les salariés de la filière en appellent dorénavant aux plus hautes autorités de l’Etat, Premier ministre et président de la République pour la mise en place immédiate d’un véritable plan économique et social pour la sauvegarde et le développement de la viticulture française et de tous ses acteurs », écrivaient peu après les Jeunes agriculteurs. La Confédération paysanne expliquait que « la situation financière des exploitations viticoles rend explosif le climat social du Languedoc-Roussillon » et demandait dans un communiqué du 14 décembre « la libération immédiate des (…) vignerons retenus », en appelant également à l’intervention du Premier ministre et du président de la République.

Sur place, quelque 150 viticulteurs du Gard et de l’Hérault s’étaient rassemblés devant l’hôtel de police de Montpellier.

Le Premier ministre Dominique de Villepin annonçait par un communiqué le 14 au soir qu’il recevrait le 20 décembre à 11 h 00 à l’hôtel Matignon une délégation nationale de viticulteurs. « Cette rencontre sera suivie d’une réunion de travail au ministère de l’Agriculture et de la Pêche sous la présidence du ministre Dominique Bussereau », a précisé l’hôtel Matignon.