Le problème principal est que, chaque année, les industriels ne connaissent pas à l’avance les volumes qu’ils vont transformer, et les producteurs ne connaissent pas le prix qui leur sera versé, selon Olivier Picot. Il est donc indispensable qu’ils puissent se concerter, a-t-il résumé.
Entre les quotas et l’intervention sur le beurre et la poudre de lait, « le secteur laitier était habitué à dormir sur ses deux oreilles », selon Jean Moreau. La situation actuelle s’explique par le fait que le budget européen intervient de moins en moins. Dans le même temps, la loi de modernisation de l’économie permet aux distributeurs de négocier les tarifs des industriels, a ajouté Jean Moreau.
Les sommes du budget européen consacrées aux restitutions à l’export sont passées de plus de deux milliards d’euros en 1992 à environ 300 millions en 2008. Celles consacrées à l’écoulement sur le marché intérieur sont quant à elles passées d’un peu moins de deux milliards d’euros en 1992 à environ 200 millions en 2008.