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Bretagne Les agriculteurs bretons annoncent leur plan de lutte contre l’algue verte

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Les agriculteurs réunis au sein de la Chambre d’agriculture des Côtes d’Armor ont annoncé le 10 décembre le panel de mesures qu’ils proposent de mettre en œuvre sur les zones les plus exposées au phénomène des algues vertes. Des dispositifs qui nécessitent le soutien des pouvoirs publics.

La Chambre d’agriculture des Côtes d’Armor a rendu public, jeudi 10 décembre, son projet d’agriculture « du XXIe siècle » pour lutter en profondeur contre le phénomène des algues vertes. Ces propositions constituent la première pierre du programme d’actions renforcé sur deux sites pilotes, demandé en septembre par le Premier ministre. François Fillon attend parallèlement de la mission interministérielle qu’il a formé à la même époque qu’elle lui remette un rapport, en vue de bâtir un plan de lutte contre la prolifération des algues vertes.
Les deux sites pilotes sont les deux bassins versants les plus concernés par le phénomène en Bretagne, la baie de Lannion et la baie de Saint-Brieuc. Sur le premier site où 170 exploitations (à 92 % bovines) s’étendent sur 8 000 ha de surface agricole utile, la chambre préconise d’accentuer fortement le caractère herbager du territoire. Méthode suggérée : la mise en place d’un réseau de dix fermes pilotes pour faire évoluer le système fourrager et les pratiques culturales. Mais cette voie ne pourra réussir qu’avec le soutien massif des finances publiques pour doter les exploitations de matériels de récolte, séchage, stockage et distribution des fourrages.
Dans le second bassin versant (1 900 exploitations bovines et porcines sur 65 000 ha de SAU), la chambre fait le pari de l’autonomie protéique et de l’agro-énergie. Trois pistes : la production de fourrages à haute valeur protéique pour réduire la part du soja dans l’alimentation des bêtes ; la réduction des intrants et le développement de la production d’énergie par la méthanisation (une vingtaine de sites envisagés). Dans les deux bassins, la chambre d’agriculture plaide pour le droit à l’expérimentation, dans la transparence. Reste juste à savoir si l’Etat la suivra dans cette voie.

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