Lors de la journée parlementaire réservée au groupe La France insoumise du 6 mai, les députés ont rejeté en séance publique une proposition de loi du groupe « encadrant fortement la publicité relative à la malbouffe et à destination des enfants ». « Je réaffirme que la publicité, c’est le viol. Le viol de notre temps de cerveau disponible, le viol de l’espace public et parfois même le viol de l’esprit de nos enfants que l’on manipule », s’est indignée Sabine Rubin, rapporteur du texte. Elle a notamment justifié sa proposition en évoquant des études montrant que « l’exposition à la publicité alimentaire télévisée contribue à la prévalence de l’obésité dans des proportions allant de 14 % à 40 % selon les pays ». Olivia Grégoire, secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale, solidaire et responsable s’est dit « scandalisée par l’utilisation de ces termes » et lui a opposé « la confiance dans le libre arbitre des Français ». Cette proposition de loi vise à restreindre la publicité aux seuls produits alimentaires et boissons présentant un Nutri-Score A et B. Son article unique prévoit également l’interdiction de toute publicité alimentaire destinée spécifiquement aux enfants et adolescents.
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