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Edito Les mots et les choses

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Voilà la première phase du Grenelle de l’environnement terminée. Plusieurs dizaines de propositions en sont sorties, plus ou moins consensuelles, plus ou moins hardies, plus ou moins surprenantes. Il y a du classique : augmentons les taxes ou redevances sur les produits réputés polluants. C’est simple, éprouvé et cela fait des recettes budgétaires, sans qu’on soit sûr que cela ait un vrai impact. Il y a de l’ambitieux, comme vouloir 6 % des surfaces agricoles en bio d’ici 2010.

Il y a aussi du surprenant : le groupe de travail OGM n’évoque pas un instant un moratoire alors qu’il était bourré d’écologistes favorables à la mise au rencart des plantes génétiquement modifiées. Jean-Louis Borloo a beau avoir un « sentiment » plutôt anti-OGM, les membres du Grenelle ne l’ont pas suivi jusque-là. Et puis, ce sera au président de la République Nicolas Sarkozy de décider ce qu’on fera des nouveaux OGM.

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De fait, tout est encore ouvert. Il faudra déterminer par exemple ce qu’on entend par réduire les pesticides dans le sol : de quelle proportion ? A l’hectare ou au niveau national ? Et quelles molécules ? Toutes ? Une partie d’entre elles ? Rien n’est définitivement écrit, en somme. Une série de réunions auront encore lieu en Province et sur Internet. Après, ce sera au chef de l’Etat de jouer. Mais derrière les mots bien des choses sont encore à inventer.