Les ministres de l’agriculture de l’UE ont adopté le 19 mars à Bruxelles des conclusions en vue de la septième session du forum des Nations unies sur les forêts. Selon eux, un instrument juridique international constituerait le moyen le plus approprié de garantir une approche cohérente à l’égard d’une gestion durable des forêts.
La septième session du Forum des nations unies sur les forêts (FNUF), qui se déroulera du 16 au 27 avril à New York, prévoit d’adopter, d’une part, un instrument juridique non contraignant concernant tous les types de forêts et d’autre part, un nouveau programme de travail pluriannuel pour orienter les activités du forum jusqu’en 2015. Dans leurs conclusions, les ministres de l’agriculture insistent notamment « sur la nécessité de continuer à renforcer la coopération et les actions internationales à tous les niveaux pour lutter contre la disparition et la dégradation incessantes de la forêt dans le monde, notamment en tirant parti des synergies et en facilitant une coopération active et la coordination avec d’autres conventions, accords et processus liés aux forêts ». Il est, selon eux, indispensable de créer un environnement favorable aux financements d’une gestion durable des forêts.
Le reboisement en progression sur la planète
Selon la FAO, les campagnes de reboisement menées par plus de cent pays commencent à inverser la tendance à la déforestation sur la terre, bien que treize millions d’hectares de forêt continuent à disparaître chaque année. Les forêts s’étendent actuellement sur près de 4 milliards d’hectares, soit environ 30 % des superficies émergées de la planète, précise l’agence des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Si 13 millions d’hectares continuent à disparaître chaque année, le reboisement permet d’établir le solde de « pertes nettes » forestières à 7,3 millions d’hectares, un chiffre plutôt stable mais avec une tendance à l’amélioration ces dernières années, se félicite la FAO.
La FAO souligne que les pays devant encore relever les défis les plus sérieux pour atteindre un aménagement durable des forêts, sont ceux où sévissent la pauvreté extrême et les troubles civils.
Entre 2000 et 2005, la superficie boisée nette a augmenté en Asie et dans le Pacifique, renversant la tendance des décennies précédentes. L’Asie de l’Est a enregistré le principal accroissement grâce à des investissements importants en plantations forestières en Chine qui ont permis de compenser les taux élevés de déforestation dans d’autres zones.
L’Europe et l’Amérique du Nord ont aussi enregistré des accroissements nets des superficies forestières au cours de la même période.
En revanche, l’Afrique et l’Amérique latine et les Caraïbes sont actuellement les deux régions du monde déplorant les plus fortes pertes de forêts. L’Afrique, qui représente environ 16 % de la superficie boisée totale, a perdu plus de 9% de ses forêts entre 1990 et 2005.