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Exportation Les vins français tentent leur chance en Chine

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Les vins français, de plus en plus attaqués sur leurs marchés traditionnels par ceux du Nouveau monde, se lancent à l’assaut du prometteur marché chinois, où 200 millions de personnes sont susceptibles de consommer des produits agroalimentaires occidentaux.

« C’est un combat important de conserver et même d’améliorer nos parts de marchés sur le marché chinois », a déclaré le 17 mai Dominique Chardon, président de la Sopexa, lors de l’inauguration du sixième Salon international de l’alimentation (Sial) asiatique, qui se déroule jusqu’au 19 juin à Shanghai.

L’exportation de vins français en bouteilles en Chine a connu une explosion en 2004 (+54% en valeur) par rapport à 2003, souligne Xavier Pignel-Dupont, directeur des bureaux de la Sopexa en Chine. Mais cette bonne performance cache une régression de la part de marché des vins français (excluant le vrac) tombée à moins de 40%, contre 45% il y a 3 ans, sous les coups de boutoir de ses principaux concurrents (Australie, USA, Chili et Italie).

Alors que les tarifs douaniers ont très fortement baissé depuis l’adhésion de la Chine à l’OMC, les viticulteurs français sont venus en force à Shanghai où ils représentent les deux tiers des 88 firmes françaises exposantes, contre seulement 25 l’an dernier, sur un total de 630 en provenance de 55 pays.

Pour Pierre Courdurie, directeur de l’exportation des Domaines Lapallu à Bégadan (Gironde), « la Chine est le marché japonais des années 60 avec un potentiel de croissance encore plus rapide».

« La Chine est encore plus favorable que les pays de l’Europe de l’Est car le pouvoir d’achat des nouveaux consommateurs y est plus important », estime pour sa part Damien Chombart, gérant des Caves du Chateau Lamothe à Haux (Gironde).

La Chine – qui a signé le 21 avril une lettre d’intention pour l’achat de 500 000 tonnes de blé français en 2005 – est un marché tellement prometteur pour le secteur agroalimentaire que la Sopexa vient d’ouvrir un quatrième bureau dans ce pays à Canton (sud), après Pékin, Shanghai et Hong-Kong.