L’éthanol fait gagner environ 600 millions d’euros à la collectivité, et 350 millions d’euros nets, selon Jean-François Loiseau. En effet, il contribue à réduire la facture pétrolière, de plus en plus lourde, puisque le prix du baril est d’environ 100 dollars. La production française d’éthanol, qui devrait atteindre un million de tonnes en 2010, devrait remplacer un million de tonnes d’essence, c’est-à-dire 1,2 million de tonnes de pétrole, car la production d’essence nécessite de l’énergie. Cette quantité économisée de 1,2 million de tonnes de pétrole, au prix de 100 dollars par baril, correspond à une économie de 600 millions d’euros. Si l’on déduit de cette somme l’exonération partielle des taxes pétrolières, c’est-à-dire 250 millions d’euros, le gain net est de 350 millions.
Mais l’exonération elle-même « n’est pas une dépense nette, mais une moindre recette pour l’État », a fait remarquer Bruno Hot, directeur général de l’ONIGC, le 22 novembre lors d’une conférence de presse. Pour Bruno Hot, la façon la plus conforme à la réalité est de formuler ainsi la proposition : « Quand on réduit l’exonération, on augmente la taxe ».
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L’État lui-même est gagnant, rappellent les professionnels, du fait des taxes engrangées sur la nouvelle activité induite.