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Pays émergents L’exportation sucrière brésilienne plus dynamique que jamais en valeur

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Même si le Brésil n’est pas devenu le fournisseur de sucre du monde que l’on projetait il y a quelques années, l’exportation sucrière brésilienne est plus dynamique que jamais, en valeur, du fait des cours élevés du sucre, montrent les statistiques d’Ubifrance. D’ici cinq ans, la production sucrière du Brésil est appelée à repartir fortement, en volumes cette fois. De plus, le ralentissement de la demande chinoise, vers laquelle le Brésil s’est orienté, pourrait amener ce pays à se reporter vers l’Europe.

Le Brésil n’est pas devenu le fournisseur de sucre du monde que les sucriers européens craignaient, parce que ce pays émergent, qui a besoin d’investir fortement pour construire son industrie, a pâti de la crise bancaire de 2008. C’est ce qu’a expliqué Alain Commissaire, directeur général du groupe sucrier français Cristal Union, le 4 octobre, présentant son groupe en pleine expansion, en train d’acquérir le groupe Vermandoise (voir même numéro, rubrique « productions végétales »). En outre, l’appréciation du réal, face au dollar et à l’euro, a freiné quelque peu les exportations brésiliennes, ce qui laisse la demande mondiale non satisfaite.
Mais, bien que ralenties par la moindre expansion du potentiel brésilien de production et par le renforcement du réal, les exportations brésiliennes de sucre n’ont pas fléchi en valeur, bien au contraire, montrent les chiffres d’Ubifrance.

Des exportations record de sucre en août 2011

Les exportations brésiliennes de sucre sont passées de 3 938 millions d’euros en 2008 à 6 081 millions en 2009 et à 9 806 millions en 2010. Cette tendance ne s’est pas démentie en 2011, à telle enseigne que le mois d’août marque un record d’exportations mensuelles depuis 2008 : alors que les exportations mensuelles étaient inférieures à 500 millions d’euros en 2008, et inférieures à 700 millions en 2009, elles ont atteint 1 374 millions d’euros en août.
Le Brésil s’intéresse de plus en plus aux débouchés des pays émergents. En août, il a exporté pour 222 millions d’euros de sucre vers la Chine, un record. « D’une manière générale, pour les denrées comme le sucre, les oléagineux (huile et tourteaux, viande bovine et avicole), le Brésil vise désormais moins les pays de l’OCDE que les marchés des pays émergents », commente-t-on chez Ubifrance.
Pour les années futures, la production sucrière, qui a connu une inflexion de son expansion en 2008, pourrait repartir d’ici cinq ans, estime Alain Commissaire. Les experts considèrent en effet que ce laps de temps est nécessaire pour que les plantations de canne, ainsi que les sucreries-distilleries, atteignent tout leur potentiel.

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