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Union européenne Longues discussions en vue sur la stratégie 2007-2013

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Alors que le commissaire européen à la santé Markos Kyprianou présente aux ministres de l’Agriculture, le 22 octobre, son projet de stratégie communautaire 2007-2013 dans le domaine de la santé animale, les premières discussions sur ce projet entre les responsables européens des services vétérinaires des Vingt-sept, du 8 au 10 octobre, à Lisbonne (Portugal) ont montré l’existence d’importantes divergences.

Les Etats membres de l’Union vont entamer des premières discussions politiques sur le projet de stratégie de santé animale, présenté en septembre dernier par le commissaire européen à la santé. Mais, à Lisbonne, les experts des Vingt-sept ont d’ores et déjà entamé ce travail. Ils partagent l’importance accordée par le commissaire européen à la santé, Markos Kyprianou, à la définition, par la Communauté, de priorités dans la lutte contre les épizooties. Cela se traduirait par des affectations budgétaires plus rationnelles en fonction du risque estimé pour chaque maladie.

Toutefois, s’il est crucial d’accroître le rôle des partenaires sociaux, en particulier des producteurs et de leurs organisations professionnelles, pour renforcer la politique de prévention des épizooties et réduire les dépenses liées à la lutte contre certaines maladies, la santé animale et la sécurité des aliments ont besoin de ressources conséquentes, proportionnelles aux objectifs affichés par la stratégie, ont fait valoir les experts des Vingt-sept.

Déséquilibre du fonds vétérinaire

De son côté, Markos Kyprianou a réaffirmé, le 14 octobre, à l’occasion d’un séminaire sur la santé animale organisé à Bruxelles au Parlement européen par les organisations agricoles de la Communauté (Copa et Cogeca), sa volonté de mettre fin aux déséquilibres dans l’utilisation du fonds vétérinaire d’urgence. L’essentiel des crédits ont été dépensés pour lutter contre la fièvre aphteuse alors que la part accordée à la lutte contre la salmonelle, qui affecte pourtant des centaines de milliers de citoyens chaque année a été très faible, a-t-il indiqué en substance,

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Aux yeux du commissaire chypriote, l’Europe doit désormais concentrer ses efforts pour « évaluer les priorités et se focaliser sur les maladies les plus pertinentes, en termes de santé publique, d’impact pour la société ou pour l’économie ».

Pour sa part, le secrétaire général du Copa et de la Cogeca a préféré insister sur le rôle des pouvoirs publics. Ils « doivent renforcer la sécurité aux frontières et mettre à disposition des moyens financiers suffisants pour (…) aider (les professionnels) à contrôler les maladies animales. La société,a-t-il plaidé, doit permettre aux professionnels de la santé animale d’utiliser les meilleurs outils disponibles pour lutter contre les épizooties. »