« Je me bats, en ce moment même, pour que les tirs non utilisés lors d’une année puissent être reportés sur l’année d’après », a annoncé Annie Genevard au congrès de la FNO (éleveurs d’ovins, FNSEA) le 30 septembre. Cette possibilité ne concernerait qu’une poignée de loups, les plafonds étant presque totalement consommés ces dernières années. Selon les chiffres officiels, en 2025, 190 loups ont été abattus (y compris illégalement) sur un plafond de 192. Les chiffres des années précédentes sont du même acabit : cinq loups « résiduels » en 2024, deux en 2023, cinq en 2022, etc. Par ailleurs, la ministre de l’Agriculture est revenue sur la possibilité pour les éleveurs d’utiliser des lunettes de tir à visée nocturne, introduite par la loi d’urgence : « Les décrets seront publiés début décembre 2026, après les consultations obligatoires d’usage. »
Annie Genevard s’est enfin montrée rassurante sur la suspension des tirs par le préfet coordonnateur du Plan loup, qui a été facilitée par un décret paru cet été. Selon elle, « ce décret ne fait que tirer la conséquence naturelle de la réforme de février » (tirs accordés sur simple déclaration au lieu des autorisations individuelles). « Je veux vous rassurer : il n’y a pas de distinction entre territoires », a-t-elle affirmé, alors que ce sujet était une inquiétude de la FNO. Avant de promettre : « Suspendre les tirs est l’arme atomique : le préfet utilisera d’autres outils avant cette solution. Comme l’an dernier, il pourra conditionner par exemple certains tirs au fait que des dégâts exceptionnels aient été constatés, ou demander aux préfets de département de lui demander son accord avant d’envoyer les louvetiers. » Une possibilité effectivement prévue par le décret paru le 25 août.
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YG