Un décret paru au Journal officiel le 25 août facilite la suspension des tirs contre le loup par le préfet coordonnateur du Plan national loup, en particulier en supprimant toute contrainte calendaire. Ce texte vient modifier un décret de 2018 qui lui permet de suspendre par arrêté « les décisions des préfets de départements » concernant les tirs de défense ou de prélèvement. Le préfet coordonnateur peut désormais exercer cette prérogative « pour une période qu’il précise pouvant aller jusqu’à la fin de l’année civile en cours » – et non plus « à compter du 1er septembre et pour une période pouvant aller jusqu’au 31 décembre », comme le prévoyait le texte modifié.
Par ailleurs, le décret paru le 25 août prévoit aussi que les décisions des préfets de département sur les tirs réalisés par les lieutenants de louveterie et les agents de l’OFB « peuvent être soumises à son accord préalable ». Ces deux mesures visent à réserver le quota annuel de tirs « aux territoires où la prévention ou la diminution de dommages importants aux troupeaux domestiques est prioritaire », tout en adaptant la gestion au « nombre de loups déjà abattus ».
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Ces derniers mois, après l’abaissement du statut de protection du loup dans la directive Habitats et la Convention de Berne, le cadre légal de la gestion du loup a évolué en France. Principal changement : début 2026, les autorisations individuelles de tir ont laissé place à un régime de déclaration, facilitant les procédures préalables aux tirs de défense. Plusieurs autres modifications sont attendues dans les prochaines semaines en application de la loi d’urgence agricole (statut des lieutenants de louveterie, autorisation des lunettes de tir à vision nocturne pour les éleveurs, etc.).