Abonné

March5 veut «franchiser» des fermes agroécologiques

- - 3 min

 
Restaurer la vie des sols avec l’agroforesterie, l’agriculture de conservation, ou en réduisant les intrants: « On sait ce qu’il faut faire, toute la question est de savoir comment le valoriser sur toute la chaîne », résume Virginie Bernois, ingénieure agronome et cofondatrice de March5 (voir photo ci-dessous). C’est pour lever les freins commerciaux et économiques à cette transition, qu’elle et ses deux associés ont lancé cette nouvelle entreprise à mission fin décembre.

A l’instar de ce qui se pratique avec des magasins de grande distribution, March5 espère « franchiser » plus de 300 exploitations en agroécologie d’ici 2030. « C’est l’un des systèmes qui permettent de répliquer rapidement et efficacement un modèle au niveau territorial », défend Virginie Bernois.

Grâce à un réseau d’experts en construction, l’entreprise souhaite accompagner ses franchisés pour trouver de la valeur « sur chaque maillon de la chaîne ». Après une phase initiale d’audit, March5 proposera aux exploitants de développer des cultures complémentaires, des ateliers de transformation à la ferme ou encore de s’engager dans la labellisation de crédits carbone, avec les circuits de valorisation associés.
March5 se rémunérera par un pourcentage prélevé sur les revenus supplémentaires dégagés, une fois un seuil de viabilité économique atteint pour l’exploitation. « Il n’y aura pas un seul design unique de ferme qui sera appliqué partout », promet la cofondatrice. Des évaluations seraient déjà en cours chez trois producteurs en Île-de-France, dans le secteur des grandes cultures et de la polyculture.

March5 souhaiterait également acquérir sa propre exploitation pour y expérimenter les techniques qu’elle recommandera à ses franchisés, avec l’appui de ses partenaires et experts associés.
La société envisage aussi de commercialiser les produits issus des fermes franchisées, sous une marque dédiée. « Nous proposerons aux porteurs de projets qui le souhaitent de racheter leurs produits, mais la décision finale leur appartiendra », assure Virginie Bernois.

Pour une Agriculture du Vivant et son vice-président Laurent Haye feraient déjà partie des partenaires de March5. March5 serait également en discussion avec l’Inrae, ainsi qu’avec plusieurs structures facilitant les transactions foncières et les installations, comme Terrafine, ou Printemps des Terres.
 

Ivan Logvenoff

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

agriculture de conservation
Suivi
Suivre