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Autorisations européennes Mariann Fischer Boel dénonce les « irresponsables »

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Les réticences de l’UE à l’égard des OGM ont d’ores et déjà des conséquences économiques désastreuses, a fait valoir, le 16 octobre, la commissaire européenne à l’agriculture, Mariann Fischer Boel. Sans parvenir à convaincre les ministres de l’UE, à Luxembourg lors du Conseil agricole, à « prendre leurs responsabilités ».

Les ministres européens de l’Agriculture ne sont pas parvenus, le 19 octobre à Luxembourg, à dégager de majorité suffisante pour ou contre la mise sur le marché de trois nouveaux maïs OGM, le 88017, le 89034 et le 59122 x NK603. Comme à son habitude, la Commission européenne devra donc trancher en dernier ressort et décider rapidement d’autoriser la commercialisation dans la Communauté de ces OGM déjà retrouvés à l’état de traces dans des importations en provenance des États-Unis.
Les organisations agricoles de l’UE ont immédiatement regretté que les ministres aient « raté une occasion d’accélérer la procédure d’autorisation et de trouver une solution à une crise imminente ».

« Situation grotesque »
Pourtant, la commissaire européenne à l’agriculture, Mariann Fischer Boel, avait appelé, le 16 octobre, les Vingt-sept à « prendre leurs responsabilités » et à autoriser la commercialisation de ces maïs. Car « il est irresponsable de prétendre que ce comportement n’a pas de conséquences. Il a eu des conséquences. Il a des conséquences. Il aura des conséquences », a-t-elle martelé en dénonçant une « situation grotesque ».
« Nous devons utiliser le système que nous avons nous-mêmes instauré de façon rationnelle », a-t-elle défendu. Elle a une nouvelle fois plaidé pour que les discussions progressent sur la façon de régler le problème de la présence fortuite de petites traces d’OGM non autorisés dans des cargaisons. « Je ne parle pas de mettre un point final à la tolérance zéro dans ce domaine ; ce n’est pas la question. Je parle d’appliquer un seuil de détection qui permette d’utiliser ce principe de façon effective », a-t-elle précisé.

Pas de majorité pour le maïs Mir 604
Par ailleurs, la Commission européenne a présenté, le 19 octobre, au Comité permanent de l’UE un projet visant à autoriser la commercialisation du maïs Mir 604, un autre des OGM susceptibles de perturber fortement le commerce transatlantique des produits agricoles. Les experts européens ne sont pas parvenus à dégager de majorité pour ou contre ce projet. La Bulgarie, l’Estonie, l’Allemagne, l’Irlande, la France et l’Italie se sont abstenues, la République tchèque, le Danemark, l’Espagne, Malte, les Pays-Bas, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie, la Finlande, la Suède et le Royaume-Uni ont voté pour. La Belgique, la Grèce, Chypre, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, la Hongrie, la Pologne, l’Autriche et la Slovénie s’y sont opposés.

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