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En direct de Bruxelles OGM : normalisation rampante

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Les Etats-Unis sont résolus à ne plus subir les vives polémiques et les dommages économiques qui vont de pair pour quelques grains de riz génétiquement modifiés découverts par hasard dans un sac. Mais pas en assurant une parfaite séparation entre les filières conventionnelles et OGM, loin de là.

L’attitude des Européens à l’égard des cargaisons de riz débarquées l’été dernier à Rotterdam contaminées par un OGM non autorisé dans l’Union, jugée tatillonne, a été mal acceptée outre-Atlantique où l’on estime que, pour la plupart, les OGM interdits aujourd’hui seront autorisés demain.

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Washington veut faire évoluer les normes du commerce mondial pour qu’elles intègrent davantage les aléas liés aux OGM, y compris la contamination, sans trop les pénaliser. Malgré les réticences de plusieurs pays européens, l’Union a finalement consenti, le 27 novembre, lors d’une réunion du Codex alimentarius au Japon, à ouvrir de telles négociations.

Les Américains devraient trouver des oreilles bienveillantes jusque dans les rangs européens, notamment auprès de la Commission de Bruxelles. Anticipant une augmentation des demandes d’autorisation de denrées alimentaires ou d’aliments pour animaux transgéniques dans les prochains mois, son président s’est personnellement chargé de mettre de l’ordre dans les services afin d’accélérer les procédures ou tout au moins d’empêcher tout retard. Un haut fonctionnaire sera désormais seul responsable de juger de la nature confidentielle ou pas des données qui lui sont confiées par l’industrie des biotechnologies dans les dossiers d’autorisation.