Le colloque Orge brassicole, organisé par Arvalis à Arras le 9 avril, a été l’occasion pour les professionnels du secteur de sonner l’alerte : la filière bière est sous pression, en raison d’une compétitivité en souffrance. « Dans un marché mondial ultra-concurrentiel, chaque perte de compétitivité coûte un débouché », s’est exprimé Philippe Dubief, président de la filière Orges brassicoles pour Arvalis et l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA). L’amont et l’aval sont touchés : le semencier, l’agriculteur, l’organisme stockeur, le malteur et le brasseur. Avec une mention spéciale pour l’agriculteur : Éric Thirouin, président de l’AGPB, a tenu à rappeler que les revenus des céréaliers « sont négatifs depuis trois ans ». La conjoncture économique et géopolitique n’est certes pas reluisante (conflits, situation géopolitique, etc.), mais la réglementation européenne (notamment le MACF) et surtout française a été particulièrement pointée du doigt. « Le principe de précaution a été interprété par la jurisprudence française par le principe d’inaction », a lancé Éric Thirouin. Il a rappelé la volonté de la FNSEA d’inscrire dans la Constitution française le principe d’innovation.
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KC