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Prix alimentaires Pas plus de 3% de hausse entre industriels et distributeurs

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Les négociations entre industriels et enseignes sur les tarifs de l’année 2011 se sont achevées le 28 février au soir, avec des hausses allant jusqu’à 3%, d’après les professions de l’aval de la filière alimentaire française, tant les transformateurs que les distributeurs.

Les industriels et les commerçants sont d’accord sur le constat et sur le montant : les hausses de tarifs alimentaires pour l’année 2011 sont au plus de 3%. L’Ania, l’association des industriels de l’alimentation, a rapporté le 1er mars que les industriels « n’ont pas réussi à obtenir des hausses supérieures à 2,5% », malgré les justificatifs fournis par les industriels sur la hausse de leurs matières premières. La FCD, Fédération du commerce et de la distribution, évalue quant à elle les augmentations « aux environs de 2 %, maximum 3% ».
« Les négociations ont été difficiles cette année, notamment en raison de l’augmentation du coût des matières premières », a expliqué Jacques Creyssel, délégué général de la FCD, citant les céréales.

Les produits sensibles aux cours des matières premières plus touchés

Les hausses de tarifs seront néanmoins « supérieures pour les produits pour lesquels l’augmentation des matières premières a été la plus sensible », comme la charcuterie ou les volailles où la matière première représente les deux tiers du coût, selon Jacques Creyssel. Les industriels avaient proposé au départ des hausses de tarifs « de l’ordre de 5 à 8% », a-t-il rappelé.
Pour Michel-Édouard Leclerc, les prix alimentaires augmenteront, au détail, en moyenne de 3 à 3,5%, avec de plus fortes hausses, « incontournables », pour des produits comme le café, les farines et les huiles. Le café « va prendre de l’ordre de 15% de hausse pour le robusta et jusqu’à 20%-22% pour l’arabica », a précisé Michel-Édouard Leclerc. Les farines sont « très touchées, avec des hausses à prévoir de 15 à 28% selon les marques, la taille des entreprises », a-t-il poursuivi.
Les huiles augmenteront également, avec des hausses de 4 à 6% pour l’arachide et le tournesol. Le lait et la volaille, dont le prix a déjà progressé depuis trois mois, augmenteront « encore un peu ».
Mais au bout du compte, « on ne sait pas ce que les distributeurs vont répercuter, eux, ou ce qu’ils vont prendre sur leur marge », a commenté le 2 mars Jean-René Buisson, président de l’Ania, qui a estimé ce jour à seulement « 60-65% » les accords signés à la date butoir légale du 28 février. Même lorsque les distributeurs auront fixé leur politique tarifaire, tous ces produits n’apparaîtront pas en rayon simultanément, a-t-il expliqué : les produits frais devraient arriver bien plus vite que des articles qui se stockent longtemps, comme les conserves.

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